Make people live off
the Land sustainably

Gestion agroforestière au Guatemala

Appui à 12 organisations indigènes Quiché du réseau Ut'z Che' pour la gestion communautaire des forêts, la promotion d'une agriculture familiale durable et rémunératrice et l'élaboration de politiques publiques

En partenariat avec Ut´z Che’

Gestion agroforestière au Guatemala Image principale

La gestion forestière communautaire, la production agroforestière diversifiée et la prestation de services environnementaux.

Les départements de El Quiché et Totonicapán, constituent des zones principalement indigènes, densément peuplées avec des taux de pauvreté et d´insécurité alimentaire élevés et très vulnérables au changement climatique. Malgré cette situation, des réserves considérables de ressources naturelles, et en particulier de forêts, persistent et sont gérées par des organisations indigènes. Elles démontrent l´importance des communautés indigènes dans la gestion de ces ressources selon des formes d’organisation qui leur sont propres.

Il existe cependant actuellement un affaiblissement des organisations traditionnelles communautaires dues à une perte de leurs capacités d´articuler leur système de normes traditionnelles avec le système de norme « occidental », imposé par l’Etat, mais aussi dues à la dégradation des niveaux de participation et de démocratie internes de ces organisations. Cette situation se traduit par une perte de capacités de contrôle de leurs ressources, en particulier forestière, face à différentes pressions venant de l’extérieur qui favorisent généralement un accès et une gestion individualisée et mercantilisée des ressources naturelles.

Pour faire face à cette situation, AVSF s´est alliée avec le réseau d’organisations de foresterie communautaire Ut´z Che’ pour accompagner 12 organisations de foresterie communautaire de ces départements (24 300 membres) dans l´élaboration et l´utilisation d’outils de gestion du territoire et de ses ressources, ainsi que dans leurs actions de plaidoyer pour la formulation de politiques publiques qui reconnaissent et donnent leur juste valeur aux biens et services environnementaux apportés dans leurs territoires.

Un élément central de cet accompagnement est la reconnaissance des droits ancestraux des peuples indigènes ainsi que de leurs connaissances et pratiques traditionnelles. La systématisation de ces expériences locales doivent aussi servir de référence pour la construction participative de notes de positionnement et la sensibilisation de l’opinion publique sur l´importance de la foresterie communautaire et l’agriculture paysanne et indigène afin que le réseau, Ut’z Che’, dans son ensemble, puisse apporter de façon effective au niveau national à des espaces de dialogue politique.

Le projet cofinancé par l'Union Européenne a démarré en janvier 2013 pour une durée de 3 ans.