Pour que les femmes et les hommes
vivent de la terre durablement

Études et témoignages

LIMA, dernière étape décisive avant "Paris Climat 2015" : Note de position des ONG françaises présentes à la COP20

Editeurs :
Année : 2014

LIMA, dernière étape décisive avant "Paris Climat 2015" : Note de position des ONG françaises présentes à la COP20

Fin 2011, l’accord de Durban rassemblait tous les pays derrière un même objectif : la négociation d’un accord mondial sur la lutte contre les changements climatiques, applicable à tous, doté d’une « force légale », devant être signé en 2015 et entrer en vigueur d’ici à 2020. C’est cet accord qui doit être conclu en décembre 2015 à Paris. En signant l’accord de Durban, les pays se sont également unis derrière un second objectif, moins connu mais tout aussi important : l’accélération de la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant 2020, sans attendre l’entrée en vigueur du nouvel accord mondial.

Ce sont deux batailles que nous n’avons pas encore gagnées. Nos émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. Ces deux batailles, nous pouvons encore les gagner. Les solutions pour y arriver sont bien connues et ne coûtent pas plus cher. Comme souligné dans le 5ème rapport du GIEC, nous devons cesser de brûler des énergies fossiles et investir rapidement et massivement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. L’autre défi repose sur les choix technologiques et économiques proposés face à l’urgence climatique. Tous ne sont pas les bons. De nombreux « agendas des solutions » se multiplient en dehors du cadre de l’Onu, y compris dans le champ de l'agriculture. Si les ONG accueillent favorablement certaines initiatives, d’autres, dépourvues de règles communes et de garde-fous, relèvent trop souvent du « climate-washing ».

C’est dans ce contexte que s’ouvre la COP20 à Lima, la dernière avant la conférence de «Paris Climat 2015». La COP20 doit définir les paramètres de l’accord mondial et des engagements nationaux : leur forme, leur périmètre, leur contenu et leur niveau d’ambition. Elle doit ainsi aboutir à un texte qui pose les fondations de l’accord. Enfin, les ministres réunis à Lima devront renforcer la prévisibilité des financements publics et additionnels aux engagements déjà pris. C’est une condition sine qua non pour appuyer les efforts de lutte contre les causes et les impacts changements climatiques dans les pays en développement et restaurer la confiance nécessaire à un accord mondial.


En savoir plus

LIMA, dernière étape décisive avant "Paris Climat 2015" : Note de position des ONG françaises présentes à la COP20

Fin 2011, l’accord de Durban rassemblait tous les pays derrière un même objectif : la négociation d’un accord mondial sur la lutte contre les changements climatiques, applicable à tous, doté d’une « force légale », devant être signé en 2015 et entrer en vigueur d’ici à 2020. C’est cet accord qui doit être conclu en décembre 2015 à Paris. En signant l’accord de Durban, les pays se sont également unis derrière un second objectif, moins connu mais tout aussi important : l’accélération de la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant 2020, sans attendre l’entrée en vigueur du nouvel accord mondial. Tous les rapports publiés récemment martèlent qu’il est urgent de faire baisser rapidement les émissions au niveau mondial et montrent que les cinq prochaines années seront décisives.

Ce sont deux batailles que nous n’avons pas encore gagnées. Nos émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. Au rythme actuel, le GIEC calcule que notre « budget carbone » disponible au niveau mondial pour pouvoir maîtriser le réchauffement de la température du globe à +2°C (par rapport à l’ère préindustrielle) sera épuisé d’ici 20 à 30 ans. Ces deux batailles, nous pouvons encore les gagner. Les solutions pour y arriver sont bien connues et ne coûtent pas plus cher. Comme souligné dans le 5ème rapport du GIEC, nous devons cesser de brûler des énergies fossiles et investir rapidement et massivement dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. L’autre défi repose sur les choix technologiques et économiques proposés face à l’urgence climatique. Tous ne sont pas les bons. De nombreux « agendas des solutions » se multiplient en dehors du cadre de l’Onu, y compris dans le champ de l'agriculture. Si les ONG accueillent favorablement certaines initiatives, d’autres, dépourvues de règles communes et de garde-fous, relèvent trop souvent du « climate-washing ». Loin de proposer des alternatives efficaces pour réduire les gaz à effet de serre, certaines font peser des risques pour les populations et l’environnement. Elles peuvent (souvent) répondre à des intérêts particuliers, ceux de grandes entreprises, et freiner l’essor des solutions d’intérêt général.

C’est dans ce contexte que s’ouvre la COP20 à Lima, la dernière avant la conférence de «Paris Climat 2015». La COP20 doit définir les paramètres de l’accord mondial et des engagements nationaux : leur forme, leur périmètre, leur contenu et leur niveau d’ambition. Elle doit ainsi aboutir à un texte qui pose les fondations de l’accord. Enfin, les ministres réunis à Lima devront renforcer la prévisibilité des financements publics et additionnels aux engagements déjà pris. C’est une condition sine qua non pour appuyer les efforts de lutte contre les causes et les impacts changements climatiques dans les pays en développement et restaurer la confiance nécessaire à un accord mondial.



Cacher