Pour que les hommes vivent
de la terre durablement

Grâce à vous, nous accompagnons les familles paysannes et soutenons l’agroécologie !

Frédéric APOLLIN, Directeur de l'association AVSF

Quel bilan tirez-vous de 2014, à travers les actions d’AVSF ?

Notre activité est de plus en plus liée à des contextes de crise. C’est le cas au Mali, où nous avons renforcé notre action. Nous menons là-bas des programmes de soutien des éleveurs nomades  dans les régions du Nord de Tombouctou et Gao.  Il s’agit par exemple de caravanes de santé mixtes avec vétérinaires et médecins, qui vont de campement en campement pour soigner les familles et les animaux. En Afghanistan, également, nous avons été sollicités pour participer à la relance de petites coopératives laitières dans la province de Kaboul. En 2014, nous travaillons aussi de plus en plus autour du développement de l’agriculture en périphérie des villes, au Vietnam, à Madagascar ou au Pérou. A la fois pour maintenir une activité de production agricole et d'élevage lorsque l’urbanisation avance, mais également pour en limiter les pollutions.


Dans ce contexte, quelle est la ligne directrice pour 2015 ?

Nous venons de clore l’Année internationale de l’agriculture familiale promue par les Nations Unies et nous voulons conserver la mobilisation autour de cette thématique. Poursuivre nos efforts sur le renforcement des agricultures paysannes et de l’agroécologie restera le moteur de toutes nos actions ! Nous allons également renforcer notre coopération en Afrique et en Asie du Sud-Est, où les besoins des familles paysannes sont immenses.


Quelles sont les clés de la réussite pour l’association ?

Absolument aucune action ne serait possible sans nos fidèles partenaires ainsi que nos donateurs, et je voudrais adresser à chacun nos remerciements. Nous sommes en plein développement de notre vie associative. Les bénévoles qui nous soutiennent représentent une force vive incroyable. A tous j’aimerais rappeler que maintenir une coopération solidaire, c’est agir au Sud pour le développement, mais c’est aussi faire vivre en France la fibre de l’ouverture et de la solidarité. Ces moyens contribuent au quotidien à lutter contre le repli et l’enfermement dont souffrent nos sociétés.

Propos recueillis par Laure ESPIEU