Pour que les hommes vivent
de la terre durablement

Faire entendre sa voix pour défendre les agricultures paysannes

Carline MAINENTI, Responsable du plaidoyer chez AVSF

Quel est l’intérêt du plaidoyer pour l’association et ses partenaires ?

Nos actions de plaidoyer viennent compléter notre action concrète dans les pays du Sud pour défendre les intérêts des organisations paysannes. Nous nous sommes très vite aperçu qu’une intervention directe au quotidien n’était pas suffisante et qu’il était important, pour que les organisations que nous défendons soient pérennes, de compléter par une action plus politique. Au Nord, en France et en Europe, nos actions se déclinent par des prises de parole dans la presse ou lors de conférences, par des campagnes de mobilisation auprès du grand public et des interpellations de décideurs politiques. C’est un travail que nous menons collectivement avec Coordination SUD. Au Sud, nous soutenons nos partenaires en leur proposant de les former ou de leur apporter un appui financier pour les campagnes. Notre valeur ajoutée, c’est notre ancrage de terrain. Tout est étayé par notre expérience auprès des organisations paysannes, qui renforce la légitimité de la parole que nous portons.

Quelles ont été les réussites récentes ?

2014 a été l’Année Internationale de l’agriculture familiale. Nous avons concentré nos efforts autour de ce thème, avec en point d’orgue, au mois de décembre, le Forum des sociétés civiles pour les agricultures paysannes, à Lyon, qui a accueilli plus de 100 représentants d’organisations de la société civile dont 15 organisations paysannes du Sud, pour dresser leur bilan de cette année internationale et construire des propositions concrètes pour l’après-AIAF. Sur le champ politique, nous avons mené avec d’autres ONG françaises un travail de longue haleine autour de la Loi d’Orientation et de Programmation, relative au développement.

Sur quoi porteront les prochains grands chantiers ?

Il y a d’une part la préparation de la COP 21, dans laquelle nous sommes très impliqués via la Commission Climat de Coordination SUD. D’autre part, nous allons travailler collectivement sur le droit des paysans de garder, échanger ou acheter leurs semences, car de nouvelles lois semencières au Sud durcissent leur réglementation au détriment de l’autonomie des familles paysannes.

Propos recueillis par Laure ESPIEU

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