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Faire face au changement climatique au Nicaragua

Formation d’adaptation au changement climatique pour aider les petits producteurs

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Le Nicaragua, comme la quasi-généralité des pays d’Amérique Centrale, est affecté de façon récurrente par des phénomènes climatiques qui impactent fortement les petits producteurs. L’augmentation de la température globale et de la fréquence des sécheresses, le dérèglement des périodes de pluie fait chuter la productivité des cultures (quand il ne provoque pas la perte des récoltes), tandis que maladies et ravageurs prolifèrent.
Les ouragans notamment, de plus en plus fréquents, provoquent des inondations et des dégâts considérables sur les cultures. La sécurité alimentaire des populations locales dépendra donc de plus en plus de leur capacité à s’adapter aux aléas climatiques actuels et futurs.

10 stratégies locales formulées
Un partenariat innovant a été construit entre  AVSF,  L’Institut d’Etude sur la Faim (IEH) et la  fondation  de  recherche sur le climat basés en Espagne et une institution locale, l’Université Centro Américaine (UCA). Il a permis de mettre en place au sein de l’université une formation continue de 3ème cycle, intitulée « Sécurité, souveraineté alimentaire et changement climatique ». Cette formation appliquée, a débouché sur la formulation de dix stratégies locales d’adaptation au changement climatique. Il s’est agi d’évaluer la vulnérabilité aux aléas (pluies, température) des productions les plus signi- ficatives (maïs et haricot notamment), pour ensuite modéliser leur comportement à partir des scénarios climatiques locaux. 

Une méthodologie participative pour l’avenir
La connaissance du terrain d’AVSF et sa proximité avec les organisations locales ont doublement facilité les choses. D’abord pour mettre en place une approche participative allant de l’évaluation des moyens d’existence jusqu’à la formulation de stratégies d’adaptation, avec par exemple l’évaluation des impacts du changement climatique. Et ensuite, pour formuler les actions prioritaires permettant d’y faire face.

Les échanges ont souligné l’importance de cette méthodologie participative pour articuler les connaissances locales aux savoirs scientifiques, ainsi que pour rétro-alimenter et valider localement des modèles scientifiques existants. A terme, cette approche pour l’instant spécifique aux projets d’adaptation, devrait pouvoir s’appliquer à n’importe quel projet de développement.

Après l’ouragan Mitch, l’agro-écologie fait la différence !
A la suite de l’ouragan Mitch en 1998, une étude à grande échelle a été menée sur 180 communautés de petits exploi- tants de diverses régions du Nicaragua. Elle a démontré que des parcelles cultivées selon des méthodes agroécologiques simples (engrais vert, rotation des cultures, légumineuses, arbres…) attestaient d’une augmentation de 40% de la couche arable, d’un degré d’humidité accru, d’une moindre érosion des terrains, et de facto de moindres pertes économiques que les parcelles témoins en exploitation conventionnelle.

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