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Une filière rizicole mieux structurée au Cambodge

Appui à la production paysanne de riz, ainsi qu'à la structuration de la filière pour une meilleure valorisation au niveau national et international

En partenariat avec l'IRAM et les services du MAFF (Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries)

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Au Cambodge, le riz est une denrée de base et son prix augmente régulièrement pendant la période de soudure (période entre deux récoltes). Les paysans cambodgiens font en général une seule récolte par an contre trois ou quatre pour les pays voisins comme la Thaïlande ou le Vietnam. Pour les plus pauvres, même produire un cycle de riz par an est devenu difficile. Pendant la période de soudure, ils doivent travailler comme main d’œuvre hors de leur village pour gagner de quoi nourrir leurs familles au moment même où ils devraient être sur leurs terres pour planter le riz.

Pour remédier à ce problème et améliorer les revenus des producteurs de riz, un projet d’appui à la commercialisation et l’exportation du riz cambodgien a été lancé par le SNEC (Supreme National Economic Council), maître d'ouvrage, en partenariat avec AVSF et d'autres partenaires locaux, à l'échelle nationale et internationale. AVSF a plus particulièrement participé à l'appui des fédérations d’organisations paysannes pour structurer le marché, notamment dans la commercialisation, contract farming, etc.

Ce projet se concentre sur 4 aspects principaux.

1)   Contribuer à l’organisation du secteur rizicole au niveau national :
La Fédération Cambodgienne du Riz a été créée, regroupant les différentes organisations rizicoles. Son rôle est d’unifier et de rassembler les professionnels du riz en un espace de dialogue. AVSF a également contribué au renforcement des capacités des Fédérations d’Organisations Paysannes afin de consolider leur rôle de plaidoyer pour qu’elles représentent au mieux les intérêts des paysans.

2)    Établir des standards de qualité ou des labels au niveau international :   
Pour renforcer la valeur du riz cambodgien et contribuer à sa promotion, le projet a ciblé 6 pays d’exportation prioritaires (France, États-Unis, Allemagne, Chine, Singapour et Côte d’Ivoire) et encourage également le développement d’une marque collective pour le Riz Jasmin du Cambodge et développe la certification bio qui apporte un revenu bien plus important aux producteurs.

3)    Impliquer les Organisations Paysannes:
Le model de « vente de riz collective » a été mis en place au sein des Organisations Paysannes : l’idée est de rassembler des paysans pour vendre ensemble afin d’atteindre une quantité et qualité suffisante pour intéresser les exportateurs et les meuniers. Le projet travaille également avec le Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche sur le développement de lois pour encourager l’agriculture contractuelle (contrat entre un producteur et un acheteur pour un volume prédéfini de la récolte) entre les meuniers ou exportateurs et les Organisations Paysannes.

4)  Améliorer la Banque de Développement Rural :         
Le projet a contribué à réformer la Banque de Développement Rural afin qu’elle puisse répondre aux demandes financières des meuniers et des fermiers (en aidant les Organisations Paysannes à accéder au crédit par exemple).

Ce projet est financé par l’AFD