Créer du lien avec les populations locales

Julien TISSERAT, assistant technique d’AVSF en Haïti

Julien TISSERAT, jeune ingénieur en agro-développement, explique sa détermination à travailler pour une ONG et se confie sur sa mission à venir, à quelques heures de son départ pour Haïti.

Pourquoi travailler chez AVSF ?
Pour l’aspect agricole d’une part. Je viens d’un milieu rural et j’ai étudié dans un lycée agricole. J’ai donc su très tôt que je voulais travailler dans l’agronomie.
Mais surtout parce qu’il s’agit d’une ONG de solidarité internationale. Lorsque j’étais en terminale, j’ai fait un voyage d’étude au Costa Rica au contact des populations rurales. Puis mes études à l’ISTOM (Ecole supérieure d’agro-développement international) m’ont permis de faire un stage en coopération décentralisée en Haïti et un autre au Cameroun avec l’Institut Européen de Coopération et de Développement. Ils ont renforcé mon envie de travailler à l’étranger et qui plus est en ONG. J’apprécie particulièrement le contact humain avec les populations locales. Le contact n’est pas toujours évident mais une fois que la barrière linguistique ou culturelle est dépassée, c’est passionnant ! Les relations qui se créent sont très fortes.

Raconte-nous ta rencontre avec AVSF
En 2013, j’ai fait une mission d’expertise pour Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières dans le but d’étudier un projet à Madagascar avec d’autres étudiants de l’ISTOM. C’est à ce moment que j’ai découvert AVSF, sa vision et ses valeurs. Je m’y suis retrouvé tout de suite ! Je suis convaincu par les modèles d’agriculture paysanne et familiale parce qu’ils sont viables économiquement – les paysans peuvent en vivre – et qu’ils répondent aux enjeux environnementaux et climatiques. D’autant plus que l’on se rend compte aujourd’hui des limites du modèle d’agriculture intensive avec des milliers d’hectares de production, l’utilisation quasi systématique de produits chimiques, de machines, etc.

Quelles sont tes attentes pour cette expérience à venir ?
Sur le plan professionnel, j’ai hâte de travailler sur l’accompagnement et la formation des paysans avec le partenaire local et aussi d’approfondir mes connaissances en gestion de projet. Sur le plan plus personnel, je vais avoir l’opportunité de découvrir une nouvelle région d’Haïti. Ce qui est intéressant est que mon temps sera partagé entre la ville où je serai basé, Jacmel, et la zone rurale où je travaillerai avec les paysans. J’aurai donc les avantages de la ville et de la campagne et la possibilité de rencontrer des gens très différents ! Je suis en tout cas très content de travailler en ONG, et très enthousiaste à l’idée de débuter cette nouvelle expérience qui sera certainement très riche…

Propos recueillis par Marine FOULON

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