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Travailler en Mongolie, c'est passionnant !

Romain BRILLIE, coordinateur national d'AVSF en Mongolie

Entre son intérêt pour le développement durable et son affection pour la Mongolie, Romain BRILLIE revient sur son parcours et nous raconte son expérience dans ce pays.

Quel est ton parcours ?

J’ai d’abord intégré l’école de commerce d’Angers dans laquelle je me suis spécialisé en gestion des entreprises de l’Economie sociale et solidaire. J’ai ensuite travaillé pendant 3 ans en Chine au service de la responsabilité sociale d’entreprises. Je ne me sentais pas assez engagé. Je suis alors rentré en France pour travailler avec Utopies, une entreprise qui incite les entreprises à intégrer des enjeux sociaux et environnementaux à leur stratégie. Je suis ensuite parti en Mongolie. J’y ai poursuivi mon activité avec Utopies et suis devenu conseiller pour d’autres entreprises sur les questions de développement local et durable. Cette thématique m’a vraiment intéressé car elle est fondamentale pour l’avenir de la planète. J’ai alors eu l’opportunité de devenir coordinateur national pour Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières. Je suis ravi de pouvoir exercer ce nouveau métier qui me prend beaucoup de temps mais qui est vraiment passionnant !

En quoi consiste ta mission de coordinateur national en Mongolie ?

C’est une mission très polyvalente ! Je suis chargé de contrôler l’avancement des projets d’AVSF en Mongolie. J’apporte également un appui technique et organisationnel aux responsables de ces projets et contribue à leur valorisation auprès des bailleurs, des parties prenantes, des autorités... Je gère d’autre part les ressources humaines et suis le budget des projets mongols. Enfin, j’ai un rôle d’expertise notamment auprès des coopératives dans l’objectif de les rendre autonomes et de résoudre leurs éventuels problèmes.

Comment se passe la vie en Mongolie ?

J’y vis depuis 4 ans et c’est vraiment génial ! Les mongols et en particulier les éleveurs sont formidables. Il y a des grands espaces naturels, j’aime beaucoup. D’ailleurs en terme de gestion des ressources naturelles, il y a beaucoup à apprendre. Ce qui peut être un peu difficile c’est le climat très froid et la pollution à Oulan-Bator. Mais ça reste un pays passionnant ! De par sa situation géographique et géopolitique entre la Chine et la Russie, la Mongolie subit une double influence. C’est aussi la seule démocratie d’Asie centrale.

As-tu une anecdote à nous raconter ?

Dans la campagne mongole, on est très isolé. On peut faire 100km sans rencontrer personne. Paradoxalement, on se sent très en sécurité car on sait qu’en cas de problème, où que ce soit, on pourra être accueilli. Ainsi, un jour, j’étais en voiture avec mon beau-père et un pneu a éclaté. Nous avons dû marcher 2km pour trouver une yourte. La famille à qui elle appartenait nous a spontanément offert le gîte et le couvert. Pour moi c’était touchant, pour les mongols c’était normal. Il y a une vraie solidarité naturelle, qui peut d’ailleurs être une question de survie pour les mongols en cas de problème. L’hospitalité est toujours respectée et je trouve ça à la fois important et touchant...

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