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L'engagement d'AVSF pour l'agroécologie

Bertrand MATHIEU témoigne de l'engagement d'AVSF pour une agroécologie qui augmente la productivité des exploitations agricoles les plus pauvres

Bertrand MATHIEU est chargé de programmes "Agroécologie et gestion des ressources naturelles" pour AVSF en France

Quels sont les axes d’intervention d’AVSF en matière d’agroécologie ?

Dans le cadre de différents projets, AVSF est déjà résolument engagé dans la promotion de pratiques agroécologiques dans les systèmes agricoles mais aussi d’élevage (conservation des sols, agroforesterie, production et usage de fumure organique, pratiques ethno-vétérinaires, …) pour augmenter la productivité des exploitations agricoles les plus pauvres tout en préservant les ressources naturelles. C’est dans cette dynamique qu’AVSF a constitué le Groupe de travail sur les Transitions Agro-Ecologiques (GTAE) en 2016 avec les ONG AGRISUD, CARI et GRET, dont les objectifs sont d’élaborer des références concernant les impacts des systèmes agroécologiques, et de contribuer au plaidoyer pour l’orientation des politiques publiques en faveur des transitions agroécologiques.

Quelles ont été les actions concrètes du GTAE en 2016 ?

Le groupe a été à l’origine de deux ateliers d’échanges et de formation, d’une part en France autour de l’initiative internationale 4 pour 1 000 et du rôle de l’approche agroécologique pour l’atténuation du réchauffement climatique ; d’autre part au Burkina Faso pour améliorer nos capacités d’évaluation des pratiques agroécologiques et de conception de dispositifs d’appui et de services pour l’accompagnement des transitions agroécologiques. De plus, le projet CALAO « Capitalisation d’expériences d’acteurs pour le développement de techniques agroécologiques résilientes en Afrique de l’Ouest » est mis en oeuvre avec la CEDEAO et le soutien de l’AFD depuis fin 2016 par le GTAE, avec AVSF comme chef de file.

Quels sont les résultats attendus du projet CALAO ?

Il s’agit, à partir d’études de cas au Sénégal, Togo et Burkina Faso, d’évaluer les effets et les impacts réels de pratiques agroécologiques, sur les aspects agronomiques, environnementaux, sur les revenus et la sécurité alimentaire des familles paysannes, ainsi que d’analyser les freins et leviers pour leur développement.

Les produits de capitalisation visent à mettre en évidence les effets et performances des systèmes agroécologiques, à dégager des outils pour les évaluer de manière rigoureuse et à produire des références et arguments à visée de plaidoyer auprès des décideurs en Afrique de l’Ouest.

  Propos recueillis par Rachel Kuperminc