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Résilience en Côte d'Ivoire grâce au commerce équitable

Fulbert DAGO aide au soutient des organisations de producteurs de cacao pour une filière durable et équitable

Fulbert Dago est responsable adjoint du programme Equité en Côte d’Ivoire.

Pouvez-vous nous expliquer le programme Equité ?

C’est un programme financé par l’AFD et le FFEM, porté par la Plate-Forme du Commerce Equitable et le réseau homologue sur les pays d’Afrique de l’Ouest (FTA-WAN). Il a pour but de favoriser le développement du commerce équitable dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest - Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali et Togo - en soutenant les organisations de producteurs locaux afin qu'il obtiennent un meilleur revenu tout en protégeant leur environnement.

Le programme se concentre sur cinq filières porteuses, et pour lesquelles des débouchés de commerce équitable existent : cacao, karité, anacarde, fruits et artisanat local.

En Côte d’Ivoire, comment ce programme répond-il aux attentes des petits producteurs ?

Il répond notamment par le soutien aux organisations de producteurs, à l’adoption de modes de production de cacao plus durables et résilients aux effets du changement climatique. Il renforce également leurs capacités commerciales afin d’augmenter les volumes qu’ils commercialisent sur le segment de marché correspondant à la certification équitable. De plus, une étude sur les coûts de production du cacao est actuellement menée et ses résultats pourront contribuer au plaidoyer pour la révision à la hausse du prix minimum garanti (principe clé du commerce équitable).


Quels impacts attendre de ce programme sur la cacaoculture ivoirienne ?

En Côte d’Ivoire, plusieurs impacts sont attendus sur l’amélioration de la productivité des vergers de cacao, la diversification et l’accroissement des revenus des cacaoculteurs, la restauration de la biodiversité, la résilience de la production du cacao aux effets du changement climatique et la production de références agronomiques concernant des systèmes de culture du cacao rendus plus résilients. Il faut maintenant veiller à la diffusion de ces acquis par les partenaires du programme, à commencer par le Réseau Ivoirien du Commerce Equitable.

  

Propos recueillis par Rachel Kuperminc