Pour que les femmes et les hommes
vivent de la terre durablement

Résilience des ménages vulnérables au Nord du Mali

Appui à 33 000 personnes vulnérables, 8 organisations et 46 collectivités territoriales pour maintenir un dispositif mobile de santé, améliorer l'accès aux infrastructures hydrauliques et mettre en place des activités génératrices de revenus

Projet Résilience Nord Mali, réalisé en partenariat avec ADESAH (ONG malienne) et financé par ECHO

Résilience des ménages vulnérables au Nord du Mali Image principale

Depuis 2012, le Nord du Mali est frappé par les conflits armés et une vague d’insécurité. Avec la mise en œuvre des accords de paix d’Alger du 2015, la situation tend à se stabiliser même si l’insécurité et les mouvements djihadistes sont toujours présents.

AVSF appuie les populations du Nord Mali à relancer leurs activités économiques et à avoir un accès aux services sociaux de base. De même, nous appuyons les autorités intérimaires, mises en place dans les régions de Tombouctou, Gao et Taoudéni, à répondre aux besoins conjoncturels et structurels de ces populations dans un contexte d’insécurité, de changements et d’aléas climatiques. Ce projet a permis d’assurer l’accès gratuit aux soins de santé pour la population nomade (35 000 personnes environ) et leur cheptel à travers 5 équipes mobiles mixtes de santé humaine et animale. En 2018, 33 294 consultations curatives ont été réalisées en santé humaine, ainsi que 163 390 actes vétérinaires.

Pour la prévention et la gestion des crises (aléas climatiques, épidémies, hausse des prix…), une évaluation a conduit à l’actualisation de 11 plans de contingence pour la gestion des risques de catastrophes des collectivités territoriales dans les Cercles des régions de Tombouctou et de Taoudéni ainsi qu’à la formation et la sensibilisation de 1 000 éleveurs sur la Charte Pastorale dans les régions de Tombouctou, Gao et Taoudénit.

Dans la dernière année, la réalisation d’une campagne de déparasitage et de vaccination du cheptel (19 952 têtes touchées) combinée à la réalisation/réhabilitation de 4 nouveaux points d’eau et la construction de 5 parcs de vaccination permettent d’améliorer les conditions d’élevage basées sur la transhumance dans la zone d’intervention, l’élevage étant la principale activité pour 90 % de la population de la zone.