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Praxis

Développement de l'aviculture villageoise en Afrique de l'Ouest

Editeurs : AVSF
Auteurs : Beauval Valentin
Billaz René
Année : 2011
Développement de l'aviculture villageoise en Afrique de l'Ouest : bilan et perspectives

Cette nouvelle publication résulte d’une synthèse des travaux menés depuis plus de 20 ans par AVSF pour le développement de l’aviculture villageoise au Togo, au Mali et au Sénégal. L’expérience accumulée permet d’affirmer que l’aviculture villageoise montre sa capacité à lutter contre la pauvreté rurale, améliorer la nutrition et créer des revenus, pour les femmes en particulier. Répondant à l'attente des professionnels et décideurs du développement rural en Afrique de l’Ouest, il propose ainsi, pour différents thèmes, des alternatives techniques et économiques aptes à lever les contraintes également identifiées pour contribuer au potentiel de cette filière : socle sanitaire du développement de l’aviculture villageoise, modalités techniques et économiques de la production de volailles, organisation et rôle des acteurs de la filière.  

 


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Développement de l'aviculture villageoise en Afrique de l'Ouest

Vingt ans d'expérience au Togo, au Mali et au Sénégal : bilan et perspectives



Ce document résulte d’une synthèse des travaux menés depuis plus de vingt ans par VSF puis AVSF pour le développement de l’aviculture villageoise au Togo, au Mali et au Sénégal.

L’expérience accumulée, qui porte sur plusieurs centaines de villages, permet d’affirmer que l’aviculture villageoise montre sa capacité à lutter contre la pauvreté rurale et à contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire : amélioration de la nutrition et création de revenus, pour les femmes en particulier.

Elle permet aussi d’affirmer :

  • qu’en conditions paysannes, le contrôle sanitaire de la maladie de Newcastle et des affections parasitaires peut être assuré de façon très satisfaisante ;
  • que l’alimentation des familles d’éleveurs peut être enrichie de façon substantielle (de l’ordre de trois volailles et autant d’œufs par mois par famille) ;
  • que leurs revenus monétaires annuels peuvent être accrus d’un montant de l’ordre d’au moins cent Euros, pour un coût d’investisse- ment du même ordre, amortissable sur plusieurs années ;
  • que les femmes exploitant des poulaillers traditionnels améliorés (PTA) représentent un pourcentage important des ménages bénéficiaires ;
  • que les organisations d’éleveurs (groupements, fédérations) ont joué un rôle très important pour assurer le relai avec la profession vétérinaire, les autorités administratives et les collectivités territoriales.

L’expérience accumulée permet également d’identifier les limites au développement de l’aviculture villageoise en Afrique de l’Ouest :

  • on constate que la production de céréales, d’oléagineux et de protéagineux des ménages d’éleveurs permet rarement de garantir à la fois leur propre sécurité alimentaire et l’alimentation des volailles. C’est aussi le cas des compléments vitaminiques et minéraux. Toutefois, des mesures efficaces sont disponibles pour pallier cette difficulté ;
  • il n’y a pas de PTA dans les villages les plus isolés ; atteindre ces derniers relève de politiques publiques volontaristes se manifestant par la formation d’AVE et l’appui initial aux éleveurs ;
  • le « poulet de brousse » (issu ou non des PTA) n’est pas en mesure d’affronter la concurrence internationale pour l’approvisionnement des grands marchés urbains. Il est nécessaire de mettre au point des alternatives d’élevage paysan présentant de meilleures performances techniques et économiques. Les bases techniques, qui sont connues pour l’essentiel, demandent à être adaptées à la diversité des contextes et des ressources ;
  • les organisations professionnelles d’éleveurs interviennent encore peu au-delà du niveau local, qu’il s’agisse de l’organisation des marchés et de la filière ou de la participation à la définition et à la mise en œuvre de politiques publiques,
  • elles vivent encore en grande partie « sous perfusion » des financements de projets : leur autonomie et leur pérennité pourraient être garanties par des mesures fiscales adaptées appliquées à une filière qui génère des valeurs ajoutées importantes à l’échelle nationale et/ou par des contributions des membres sous les conditions d’engagement fort de leur part et d’un retour technique et économique de leur participation financière ;
  • enfin, l’aviculture villageoise est encore orpheline de politiques publiques garantes de «l’au-delà des projets », principalement dans les domaines de l’amélioration de la filière, de la création de fiscalités spécifiques et de l’appui aux organisations professionnelles.

Ce document invite à réfléchir à l’avenir de l’aviculture villageoise dans les dizaines de milliers de villages de la sous région. Il répond ainsi à l’attente de professionnels du développement rural en Afrique de l’Ouest mais également à l’attente des institutions nationales et sous-régionales de l’espace UEMOA réunies à Bobo Dioulasso en décembre 2008 à l’occasion de l’atelier « aviculture familiale et grippe aviaire en Afrique ».

Il propose ainsi, pour chaque thème étudié, des alternatives techniques et économiques susceptibles de lever les contraintes et limites identifiées et contribuer au potentiel de cette filière pour le développement socio-économique de la sous-région. Sont ainsi successivement analysés les thématiques suivantes :

  • le socle sanitaire du développement de l’aviculture villageoise : la prophylaxie médicale, les auxiliaires d’élevage villageois (AVE).
  • la production de volailles : la construction et l’équipement de poulaillers techniques améliorés (PTA), la gestion technique et économique des PTA.
  • les acteurs de la filière : la production en groupements, en ménages et individuelle, les organisations professionnelles de producteurs, l’organisation des marchés locaux et la fiscalité, la reconnaissance du statut des AVE, le rôle de la profession vétérinaire.


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