Pour que les femmes et les hommes
vivent de la terre durablement

Santé animale

  • Pays concernés

Dans de nombreux pays du Sud, l’élevage paysan est un pilier de l’agriculture vivrière. Entretenir un élevage permet en effet à des populations vulnérables, en particulier les femmes, de se nourrir correctement et de sortir de la spirale de la pauvreté en leur assurant un revenu, de compenser la raréfaction des ressources naturelles, de valoriser des territoires arides et isolés et de contribuer à la lutte ainsi qu’à l’adaptation contre les effets du changement climatique.

A terme, le développement de l’élevage semble être une solution à la fois durable et équitable pour rétablir une partie de la souveraineté alimentaire de ces pays, mise à mal par les besoins croissants des populations, notamment urbaines, en évitant une trop grande dépendance vis-à-vis des marchés internationaux et de
l’aide alimentaire. On assiste dans les pays émergents à une demande croissante des villes en protéines animales, à un accroissement des importations (en volailles et en lait) et, par voie de conséquence, à une augmentation des élevages industriels périurbains, dont l’installation comporte des risques pour la santé animale
et humaine qui demandent à être soigneusement évalués et maîtrisés.

Pratiqué par une grande majorité de paysans du Sud, le petit élevage familial reste trop souvent le parent pauvre des politiques publiques. Si l’élevage contribue de 10 à 50% du PIB agricole (mesurable) en Afrique de l’Ouest, il bénéficie de moins de 10% du budget agricole. Dans la plupart des pays du Sud, ce secteur de la vie agricole ne bénéficie le plus souvent d’aucun soutien et souffre de l’absence de services vétérinaires de proximité. Il a même été mis en cause dans les dernières crises de grippe aviaire.

Pour l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, ce petit élevage familial, constitue pourtant un outil privilégié dans la lutte contre la malnutrition et la pauvreté et mérite de faire l’objet de politiques volontaristes lui apportant des services d’appui adaptés et renforcés (assistance technique, recherche, services vétérinaires de santé animale de proximité, accès au financement, aux intrants et aux marchés...).