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Elevage sur les hauts plateaux à Madagascar

Développement de techniques d’élevage améliorées sur 13 communes (3 500 familles d'éleveurs) des régions Vakinankaratra et Amoron’i Mania (hautes terres centrales de Madagascar).

En partenariat avec Ramilamina

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De 2011 à 2012, AVSF a mis en œuvre le projet Fiompina (« Elevage ») dans les Régions du Vakinankaratra et de l’Amoron’i Mania situées au centre de Madagascar. Les élevages, gérés de façon traditionnelle pour la plupart, y sont constitués de zébus, poulets de race locale et porcs. Par ses nombreuses fonctions, l’élevage constitue une activité clé : les bêtes représentent une épargne à court ou moyen terme, une source d’alimentation et une force de travail agricole. De plus, la possession de zébus est signe de richesse et confère un certain statut social à son propriétaire.

Le risque sanitaire et la mortalité sont cependant très élevés : charbon bactéridien, tuberculose et parasitoses atteignent les bovins. Quant aux élevages de volaille, ils sont décimés par la maladie de Newcastle et le choléra aviaire. L’alimentation des bovins constitue également une limitation due à la dégradation des pâturages naturels et à la faiblesse des superficies en cultures fourragères.

L’objectif du projet Fiompiana est donc de réduire les risques sanitaires et alimentaires des élevages en améliorant les techniques de production animale. Un élevage mieux maitrisé par les éleveurs permet une disponibilité régulière de trésorerie et d’épargne et permet aux familles d’accroitre leur capital.

Pour sensibiliser les éleveurs à des systèmes d’élevage améliorés, le projet a développé des méthodes de diffusion originales telles que la mise en place de « kiosques-marchés ». Les marchés étant des lieux de rassemblement, ils constituent un moyen efficace pour toucher rapidement et quotidiennement les éleveurs. Des stands ont donc été tenus dans les marchés pour répondre aux questions des éleveurs et les sensibiliser sur des thèmes précis. En un an, ce sont ainsi plus de 2000 éleveurs qui ont été touchés et plus de 1300 éleveurs qui ont adoptés des pratiques améliorées.

En particulier, le projet a permis d’améliorer les pratiques d’alimentation des animaux, notamment pour les bovins, grâce à l’extension et la diversification des cultures fourragères, la valorisation des espaces disponibles et la conservation des fourrages. Au total, ce sont 50 ha de parcelles fourragères qui ont été cultivées et ont permis d’améliorer la ration alimentaire des bêtes.

En parallèle,  le projet a appuyé la mise en place d’un réseau de santé animale de proximité via la  formation de 30 agents de santé animale.  Ceci a permis de toucher 10 000 éleveurs pour : 15 000 interventions sur les bovins, 6 300 interventions sur les porcs et 12 000 interventions sur les volailles. Au total, après une année de projet, la baisse de mortalité chez les volailles est de 30 %. 

L’enjeu est aujourd’hui de pérenniser le réseau de santé animale mis en place, d’améliorer les capacités d’affouragement des éleveurs et de diffuser des pratiques d’intégration agriculture –élevage pour augmenter le  recyclage entre les ateliers d’exploitation.

Ce projet a été financé par l’Agence Française de Développement et l’Etat Malgache.