Pour que les femmes et les hommes
vivent de la terre durablement

Développement économique du territoire indien Pasto en Equateur et Colombie

Promotion d'initiatives économiques (agro-écologie, petit élevage, commercialisation locale, labels spécifiques) de 2400 familles paysannes et indiennes du territoire Pasto du Sud-Colombie et Nord-Equateur

En partenariat avec ADC, CCM, Shaquinan, Gobernacion de Narino et de Carchi

  • Transfronterizos (2).JPG
  • Transfronterizos (3).JPG
  • Transfronterizos (4).JPG
  • Transfronterizos (5).JPG
  • Transfronterizos (6).JPG

Depuis des milliers d’années, dans le département de Nariño au sud de la Colombie et dans la province de Carchi au nord de l’Equateur qu’est installé le peuple indigène Pastos, divisé depuis deux siècles par la frontière des deux pays. Il y aurait environ 120 000 indigènes situés principalement sur les hautes zones productrices de lait, fèves, quinoa, pommes de terre et autres tubercules andins, destinés aux marchés les plus importants du centre de chaque pays.

La division entre les deux pays a séparé le peuple des Pastos et il existe aujourd’hui des inégalités concernant les niveaux d’organisation et de revendication de l’identité. En Colombie demeurent toujours les bordereaux d’origine coloniale reconnus par l’Etat, avec une certaine autonomie et quelques ressources officielles transférées par l’Etat central. En Equateur, il y a moins de reconnaissance de l’identité mais il persiste une cohabitation entre les organisations qui se sont récemment revendiquées Pastos et les organisations paysannes.

Le projet mené par AVSF œuvre pour renforcer l’unité et l’identité du peuple Pastos, à partir du renforcement des liens entre les autorités traditionnelles des Pastos Shaquiñan (Colombie) et le Conseil des Communes Paysannes de Montufar (Equateur). Ces organisations visent la récupération de l’identité commune sur des aspects productifs, organisationnels et culturels, et luttent pour construire des modèles d’organisations communs.

Le projet vise à récupérer les méthodes de production agricole ancestrale (la shagra) qui coexistaient alors avec la nature sans avoir recours à l’utilisation de substances agrochimiques et en pratiquant une exploitation durable des ressources naturelles. Vient s’ajouter à la promotion de la production agricole, l’établissement de marchés locaux qui renforce la relation entre producteur et consommateur en diffusant des produits à l'identité locale. Un autre aspect important du projet est le soutien aux communautés indigènes et paysannes dans la formulation des plans de gestion sur leur territoire.

Ce projet est soutenu par l’Union Européenne, l’Agence Française pour le Développement et les communautés locales.