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COP22 : les pays du Sud doivent être au coeur de l’application de l’Accord de Paris

2016-11-07

Après la ratification de l’Accord de Paris, moins d’un an après son adoption, la COP22 s’ouvre lundi à Marrakech jusqu’au 18 novembre. Coordination SUD et ses membres, présents sur place, attendent de cette conférence la concrétisation des engagements. Les États doivent agir avec détermination pour contenir le réchauffement de la planète à +1,5°C et répondre aux besoins des pays du Sud, premières victimes des déséquilibres climatiques.


Cette conférence des Nations unies pour le climat, qui se tient à Marrakech du 7 au 18 novembre, est particulière. Elle se déroule en Afrique, continent où les conséquences des réchauffements climatiques sont d’ores et déjà visibles, désastreuses et irréversibles.

« L’adoption de l’Accord de Paris fut historique et l’on peut se féliciter de la rapidité de sa ratification. Pour autant, l’urgence climatique s’accroît et l’enjeu de la mise en cohérence des politiques publiques et économiques avec le climat reste entier » alerte Philippe Jahshan, président de Coordination SUD.

Pour Carline Mainenti, référente climat au Conseil d’administration de Coordination SUD et responsable Plaidoyer à Agronomes et Vétérinaires sans frontières « Les engagements actuels en matière de réduction des gaz à effet de serre restent insuffisants. Les États doivent garder les +1,5° C comme ligne rouge, comme ils s’y étaient engagés lors de la Conférence de Paris, et relever le niveau d’ambition avant 2020. La COP22 doit être la conférence de l’action ! ».

Les attentes pour cette conférence sont très fortes, les modalités d’application de l’Accord de Paris restant à préciser. Coordination SUD et ses ONG membres attendent des annonces et une réponse ambitieuses des décideurs politiques. Elles suivront avec attention les discussions autour des financements climat, de l’adaptation, de la sécurité alimentaire ou encore des droits humains et de la promotion de l’égalité femmes-hommes. Des enjeux cruciaux pour les pays du Sud en première ligne de la lutte contre les réchauffements climatiques. De même, les ONG resteront vigilantes à la qualité des initiatives inscrites dans l’ « Agenda de l’action », agenda dont les États devront rapidement se saisir.

Pour Camille André chef de file de la commission Climat et développement de Coordination SUD « Les États doivent s’accorder à Marrakech sur la mise en oeuvre d’un mécanisme de suivi et d’évaluation de leur contribution nationale, équitable et transparent. Les financements climat doivent augmenter et s’accompagner d’une réduction drastique des financements des énergies fossiles. La compensation des pertes et dommages pour les pays les plus vulnérables doit être tranchée ».

Les pays du Sud doivent être au centre de l’Accord de Paris pour garantir l’atteinte des objectifs de développement durable et leur portée universelle. Cette prise en compte est essentielle pour dessiner l’avenir de la planète.

Liste des contacts Coordination SUD à Marrakech  : Gautier Centlivre, chargé de mission – Tel : +33 6 02 71 67 73 dès le 14/11

+ de 355 organisations de la société civile disent NON à l’«agriculture intelligente face au climat»

2015-09-21

Un an après le lancement de l’Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat (GACSA), la société civile réitère son opposition à cette initiative dans une 3e déclaration commune, signée par 355 organisations du monde entier dont 23 organisations en France[1].

Créée lors du sommet climat de l’ONU en septembre 2014, l’Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat (GACSA) est une initiative qui compte près d’une centaine de membres et notamment 22 Etats et des entreprises, parmi lesquelles de grandes multinationales de l’agro-industrie.

Le concept d’ « Agriculture intelligente face au climat » (« Climate Smart Agriculture » ou CSA), introduit pour la première fois par la FAO en 2010, est conçu comme un cadre visant à réorienter les systèmes agricoles pour soutenir les objectifs de développement et de sécurité alimentaire face aux changements climatiques. Ce concept est cependant fortement contesté, y compris par la communauté scientifique : 70 universitaires se sont ainsi ouvertement opposés au modèle de la CSA, promouvant à la place, la légitimité scientifique et sociale de l'agroécologie. [2]


Dans leur déclaration, les organisations signataires dénoncent le caractère trop vague et large de la définition d’«agriculture intelligente face au climat», qui permet d’inclure des pratiques dommageables pour la souveraineté alimentaire et le climat. En effet, aucun critère ne définit ce qui est ou n’est pas «intelligent face au climat». Les entreprises de l’agro-business qui promeuvent l’utilisation d’engrais chimiques, la production industrielle de viande et l'agriculture à grande échelle, consommatrice d’intrants et de pesticides chimiques peuvent ainsi se targuer d’apporter des réponses « intelligentes » face aux dérèglements climatiques tout en perpétuant leurs pratiques[3]. Alors même que ces dernières sont largement reconnues comme contribuant aux changements climatiques et nuisant à la résilience des systèmes agricoles. De surcroît, la GACSA, qui comprend de nombreux représentants du secteur de l’industrie des engrais, n’a mis en place aucun mécanisme de suivi et de redevabilité et n’est donc pas en mesure d’évaluer ce qu’elle considère comme climate smart.

Les Etats qui signeront un accord cette année lors de la COP 21 doivent se tourner vers des solutions qui répondent véritablement à la crise alimentaire et climatique, telle que l’agroécologie paysanne qui devrait être le pilier fondamental de toute politique agricole. Un "Agenda des solutions" est en cours de création pour la COP 21 avec pour objectif de lister initiatives concrètes pour lutter contre les dérèglements climatiques.  Les organisations signataires demandent aux gouvernements de ne pas reconnaître l’ « agriculture intelligente face au climat » comme solution aux changements climatiques au sein de cet Agenda et de n’orienter aucun financement lié à la lutte contre le changement climatique vers des projets et programmes estampillés « agriculture intelligente face au climat ».

Le texte complet de la déclaration de la société civile est disponible ici
Les précédentes déclarations  des organisations de la société civile s’opposant à l’« agriculture intelligente face au climat » sont disponibles ici

Contact presse : CCFD-Terre Solidaire - Karine Appy, 01 44 82 80 67 / 06 66 12 33 02


[1] Signataires français:

Action Contre la Faim (ACF), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), Amis de la Terre, ATTAC France, CARI, Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), CCFD-Terre Solidaire, Confédération Paysanne, ENERGIES 2050, FIAN France, Gevalor, Greenpeace, Gret-Professionnels du développement solidaire, Ingénieurs Sans Frontières - Agricultures et Souveraineté Alimentaire (ISF AgriSTA), Laboratoire de Recherche en Gestion et Economie des Industries Agroalimentaires (Largecia-Oniris), Plate-Forme pour le Commerce Equitable, Peuples Solidaires-ActionAid, réseau  FAIRNESS, Réseau Action Climat, Réseau Climat & Développement, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Secours Catholique - Caritas France

[2] Une deuxième lettre signée par des scientifiques a été publiée en juin 2015 : http://www.iatp.org/documents/scientists%E2%80%99-open-letter-to-fao-director-general-graziano-da-silva-in-support-of-the-februa

[3] Par exemple, Monsanto, Walmart et McDonald's ont lancé leurs propres programmes « d'agriculture intelligente face au climat ».

Agriculture climato-intelligente : la science doit être force de proposition pour faire bouger les lignes !

2015-03-19

Du 16 au 18 mars 2015, se tenait à Montpellier la Conférence internationale de la recherche sur la Climate-Smart-Agriculture (agriculture climato-intelligente). L’occasion pour Coordination SUD de rappeler les fortes critiques émises depuis près d’un an par les ONG françaises1 et internationales2 sur l’Alliance globale (GACSA), lancée en septembre 2014 à New York. A quelques mois de la COP21, la communauté scientifique a un rôle à jouer pour pointer les dangers potentiels de ce concept et de cette Alliance et relever les multiples défis auxquels doit faire face l’agriculture dans le contexte d’un climat changeant.

Durant ces trois jours de conférences et débats, la communauté scientifique internationale s’est penchée sur le sujet de l’agriculture « climato-intelligente » (ACI) avec comme principal objectif d’échanger entre pairs, mais également avec les décideurs politiques et la société civile. La conférence visait ainsi à partager des connaissances sur l’ACI en vue de préparer un agenda global de recherche et proposer des recommandations aux décideurs politiques, à quelques mois de la Conférence internationale sur le climat (COP21) de Paris. Des représentants des commissions Agriculture et alimentation et Climat et développement de Coordination SUD ont été invités à participer à la table ronde finale de la conférence.

Coordination SUD se félicite que de nombreuses institutions et centres de recherche travaillent aujourd’hui sur les liens entre agriculture et climat. La communauté scientifique a cependant une responsabilité indéniable pour affiner l’approche actuellement incarnée par l’ACI, concept beaucoup trop imprécis et non dénué de risques.

En effet, il est susceptible d’englober des modèles agricoles extrêmement différents, dont les impacts environnementaux (ressources naturelles), sociaux (emplois, égalité de genre), culturels (droits des minorités) et économiques (autonomie/dépendance des paysans) sont très divers, voire opposés. Comme l’a rappelé Patrice Burger du CARI lors de la table ronde finale : « l’ACI porte à ce stade le risque de légitimer les modèles agricoles productivistes et de l’agrobusiness, qui n’ont pas réussi jusqu’ici à assurer la sécurité alimentaire, à apporter des réponses satisfaisantes aux enjeux écologiques et à résorber la pauvreté rurale de 500 millions de paysans dans le monde ».

La recherche n’est pas neutre et a un rôle de clarification à jouer. Coordination SUD appelle les scientifiques à collaborer avec les décideurs politiques, mais également toutes les organisations paysannes et la société civile, sur les modèles agricoles de demain. Les ONG françaises invitent la communauté scientifique à travailler tout particulièrement sur l’agroécologie, de manière à prioriser les agricultures familiales paysannes, à assurer réellement et durablement la sécurité alimentaire, le maintien des emplois en milieu rural et à relever les défis climatiques et écologiques.

Comme le souligne Philippe Jahshan, président de Coordination SUD, « A quelques mois de la COP21, les ONG de Coordination SUD sont très soucieuses du contenu de l’agenda des solutions et estiment que l’approche de la communauté internationale sur l’agriculture via l’ACI, et notamment portée par la GACSA, comporte encore trop d’imprécisions sur le fond comme sur la forme ».

Coordination SUD : Bénédicte Bimoko - Tél : 01 44 72 03 78 / 07 76 78 15 19
AVSF : Katia Roesch - Tél. : 04 78 69 67 96
CARI : Patrice Burger – Tél. : 04 67 55 61 18
Secours catholique – Caritas France : Jean Vettraino - Tél. : 06 80 46 93 84
GRET : Laurent Levard – Tél : 01 70 91 92 72

Les paysans premières victimes du changement climatique

2015-02-16

Cruel paradoxe pour les familles paysannes : très faibles émettrices de gaz à effet de serre, en comparaison de l'agriculture industrielle, elles sont pourtant les premières victimes du changement climatique. Au Nord Togo, l'association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) favorise la transition agroécologique de ces agricultures ; une action qui sera primée au concours d’innovations « Challenge Climat Agriculture et Forêts » lors du prochain Salon de l’Agriculture.

Au Togo, l’agro-écologie est une solution contre le changement climatique
Dans la région des Savanes, au Nord du Togo, les terres sont soumises à la fois à des sécheresses extrêmes de plus en plus fréquentes et des pluies très fortes qui lessivent le sol. « Les familles paysannes de cette région ont donc besoin d'améliorer la fertilité de leurs sols. Nous les accompagnons dans l'adoption de pratiques agro-écologiques adaptées. Notre objectif est de réduire peu à peu l’usage d'engrais chimiques et d'insecticides polluants, couteux, voire dangereux pour la santé, et d'améliorer ainsi leurs revenus pour qu'elles assurent leur sécurité alimentaire tout au long de l’année.» explique Katia ROESCH, chargée du programme chez AVSF.

Un projet récompensé à l’occasion du Salon de l’Agriculture
Le projet d’AVSF a été retenu parmi les 12 projets finalistes du concours international d’innovations « Challenge Climat Agriculture et Forêts » organisé par le CIRAD, l’Agence Française de Développement, le Ministère de l’Agriculture de l'agroalimentaire et de la forêt, le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, et la Fondation de France. Ce concours a pour objectif de soutenir les innovations dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt, du dérèglement climatique et du développement durable.

+ d’informations sur ce projet soutenu par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et l’Union Européenne

Retrouvez l’interview complète de Katia ROESCH, chargée du projet.

Contact presse : Christophe LEBEL / c.lebel@avsf.org / 01 43 94 73 48

Climat : de Lima à Paris ou comment avancer le pied sur la pédale de frein

2014-12-16

De Lima à Paris ou comment avancer le pied sur la pédale de frein.

Paris, le 15 décembre 2014 – La 20e Conférence sur le changement climatique (COP20), qui a eu lieu à Lima du 1er au 12 décembre vient de se terminer. Pour Coordination Sud, alors que les négociations auraient dû poser les fondations de l’accord à conclure à Paris fin 2015, elles ont échoué à trouver des compromis et reportent de trop nombreuses décisions à la COP 21.


Au lendemain de la 20e Conférence sur le changement climatique, c’est un sentiment de déception et d’incertitude qui prévaut. Les négociations des 196 pays de la Convention Climat ont abouti à des décisions a minima, qui construisent l’accord de Paris sur des fondations fragiles. Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que le sentiment d’optimisme prévalait à l’ouverture de la conférence et que les conditions semblaient réunies pour garantir son succès.

Une des avancées principales attendues était la définition de règles claires, équitables et contraignantes sur la façon dont les pays devaient s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Le but était ainsi de s’assurer d’une méthode appropriée de rapprochement des données pour s’assurer que l’effort combiné des pays soit suffisant pour limiter le réchauffement global à +2°C.

Par ailleurs, le Fonds Vert devait commencer à être sérieusement abondé. Les 10 milliards contribués sont une première étape indispensable, mais insuffisante pour répondre à l’ensemble des besoins d’adaptation et de transition énergétique dans les pays les plus démunis qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars.

Il apparaît clairement que les décideurs, notamment au sein des pays développés, déconnectés des réalités, restent enfermés dans une logique d’attentisme et repoussent à plus tard les décisions difficiles, alors qu’une action immédiate est indispensable pour éviter un emballement climatique incontrôlable et restaurer la confiance nécessaire à un accord ambitieux. Il ne s’agit pourtant plus de savoir qui fera le premier pas ; il faut que tout le monde se mette en marche.

« D’ici Paris, nous devons construire un accord qui soit capable à la fois d’inclure le monde entier dans une démarche de réduction d’émissions, tout en tenant compte des besoins immenses des populations les plus vulnérables face aux impacts du changement climatique», estime Carline Mainenti, chargée de plaidoyer à AVSF et administratrice de Coordination SUD référente de la commission Climat et développement.

Un autre élément d’inquiétude est la place très limitée laissée à l’agriculture dans les négociations officielles alors que la COP 17 à Durban en 2011 en avait ouvert les portes en proposant la mise en place d’un programme de travail dédié. Ce n’est qu’en 2015 que débuteront des ateliers de travail, sans aucune certitude sur les résultats et consensus qui en ressortiront. En laissant cette thématique conflictuelle en suspens, certains pays cherchent en effet à éviter la remise en cause de leurs modèles agricoles. En parallèle, la place grandissante qu’occupe la GACSA (Alliance Globale sur l’Agriculture Intelligente face au Climat), située en dehors de l’espace de dialogue des Nations unies et intégrant une très grande variété d’acteurs, y compris des multinationales de l’agro-business, éveille des inquiétudes dans la société civile.

Ce constat ne fait que mobiliser encore plus fortement la société civile et renforcer le rôle de la Coalition internationale, faisant le contrepoids du manque de volonté politique.

« Malgré une déception bien compréhensible sur de nombreux aspects, nous n’avons pas l’intention de relâcher notre effort et attendons des décisions politiques fortes des divers gouvernements en 2015, à commencer par la France », déclare Vanessa Laubin, chargée de projets au Geres et cheffe de file de la commission Climat et développement de Coordination SUD.

Les membres de Coordination SUD présents à Lima étaient:
Action contre la Faim : Peggy Pascal, ppascal@actioncontrelafaim.org
AVSF : Katia Roesch, k.roesch@avsf.org
Care : Aurélie Ceinos, ceinos@carefrance.org et Fanny Petitbon, petitbon@carefrance.org
CCFD Terre solidaire : Maureen Jorand, jm.jorand@ccfd-terresolidaire.org
GERES : Vanessa Laubin, v.laubin@geres.eu et Marina Gavaldão, m.gavaldao@geres.eu
Secours Catholique – Caritas France : Emilie Johann, emilie.johann@secours-catholique.org
Oxfam : Romain Benicchio, romain.benicchio@oxfaminternational.org

Contacts presse :
Christophe Lebel, c.lebel@avsf.org, 01 43 94 73 48
Bénédicte Bimoko, bimoko@coordinationsud.org, 01 44 72 03 78

Communiqué de Coordination Sud - Solidarité - Urgence - Développement

Agriculture et sécurité alimentaire à la COP20 : un non sujet ? Pas si sûr...

2014-12-12

ACF, AVSF, le CCFD-Terre Solidaire et le Geres ont participé aux négociations à Lima du 1er au 12 décembre 2014

Alors que les Etats s’apprêtent à s’accorder sur une déclaration commune devant clôturer la COP20 de Lima et poser les premiers jalons pour un accord à Paris l’an prochain, une fois encore, le secteur agricole n’a fait l’objet d'aucune discussion officiellement. Pourtant, en marge des négociations, le concept « d'agriculture intelligente face au climat » était dans toutes les bouches.

Le secteur agricole est pourtant un sujet clef pour les négociations climatiques. En effet, 23% des émissions de gaz à effet de serre lui sont attribuables. Pourtant, les paysans sont sans aucun doute, les premières victimes des impacts des changements climatiques.

Les 805 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde nous le rappellent : les systèmes alimentaires ne parviennent pas à subvenir aux besoins de tous aujourd’hui.

D’ici 2080, les changements climatiques entraineront 600 millions de personnes supplémentaires vers l’insécurité alimentaire. Raréfaction des pluies, chute des rendements et de la qualité nutritionnelle des aliments, appauvrissement des sols. Climat, agriculture et sécurité alimentaire et nutritionnelle sont indissociables.

Pourtant, les Etats ne parviennent pas à répondre à cet enjeu dans le cadre de la COP. Les divergences entre pays sont encore très importantes. Certains, comme les États-Unis, le Brésil ou encore l’Argentine, dont les modèles agricoles sont les plus polluants s’efforcent d’éviter toute discussion concernant des modèles agricoles durables au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous.

Pire, l'unique mention faite de la sécurité alimentaire pourrait ne pas être intégrée au texte de décision de Lima. Certaines branches de l’agriculture ont cependant été mentionnées dans les textes, comme l’agroforesterie et le sylvopastoralisme qui deviennent de nouvelles activités éligibles pour des financements dans les mécanismes de développement propre (MDP). On ne peut que craindre les effets négatifs de la financiarisation des ressources naturelles, des terres et des matières premières agricoles qu’entrainent de tels mécanismes.

Mais en marge de l’assemblée plénière, il a finalement été beaucoup question d’une certaine agriculture : l’agriculture intelligente face au climat (climate smart agriculture).

Ateliers, événements, publications et communiqués de presse … Pour beaucoup cette agriculture, semble être une « solution miracle » et il devient ainsi de plus en plus clair que l’Alliance globale qui l’a porté pourrait devenir  l’antichambre des négociations sur l’agriculture.

Nous craignons fort que dans les prochains mois, ce soit cette expression fourretout et auto-proclamée qui apparaisse dans les textes officiels validant ainsi certaines pratiques agricoles qui pourraient être nuisibles à l’environnement et à la sécurité alimentaire. En attendant, la trentaine de membres de l’Alliance parmi lesquels la France, les Etats-Unis mais aussi McDonalds’, Cargill et Yara se réuniront la semaine prochaine à Rome pour continuer le travail sur l’initiative… et avancer ce cheval de Troie en parallèle des négociations officielles et du cadre de gouvernance des Nations Unies.

Contacts presse :
Action contre la faim : Karima Zanifi : kzanifi@actioncontrelafaim.org 01 70 84 72 37
Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières : Christophe Lebel 01 43 94 73 48
CCFD- Terre Solidaire : Karine Appy 06 66 12 33 02
GERES : Mathieu Grapeloup m.grapeloup@geres.eu

Communiqué d'Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, d'Action Contre la Faim, du CCFD - Terre solidiare et du GERES.

L'agriculture familiale absente des négociations sur le climat

2014-11-27

COP20 de Lima : une étape décisive pour la conclusion d’un accord ambitieux en 2015

La 20e Conférence sur le changement climatique (COP20), se tiendra à Lima du 1er au 12 décembre. 2014. Ce sera une étape décisive avant Paris Climat 2015. Pour Coordination SUD, la conclusion d’un accord à la hauteur du défi est à portée de main. Les gouvernements, à commencer par la France, doivent se montrer exemplaires et ne pas relâcher leurs efforts.

La COP20 de Lima sera déterminante pour répondre à l’urgence climatique. Dernière phase de négociations avant la COP21 de Paris, qui devrait aboutir à un accord international décisif, la Conférence de Lima permettra de poser le rythme de l’année 2015 et de définir les fondations de l’accord, en particulier le niveau d’engagement des Etats.

Les évolutions récentes permettent d’être optimistes. Les marches du 21 septembre ont replacé la lutte contre le changement climatique au coeur de l’agenda politico-médiatique. Le Fonds vert pour le climat a été capitalisé à hauteur de 9,7 milliards de dollars sur les 15 milliards espérés cette année. D’autres contributions devraient être annoncées à Lima. La France a déjà promis d’abonder le fonds à hauteur de 1,35 milliards de dollars (dont 489 millions de dons).

« Coordination SUD salue le niveau d’engagement des pays développés, dont la France, mais restera attentive à l’additionnalité des fonds accordés au climat et leur nature », rappelle Jean-Louis Vielajus, président de Coordination SUD.

« Les pays devront esquisser une feuille de route globale des financements bilatéraux sur le climat d’ici à 2020 afin de renforcer la prévisibilité et garantir l’augmentation progressive des financements publics », nuance encore Vanessa Laubin, chargée de projets au Geres et cheffe de file de la commission Climat et développement de Coordination SUD.

Coordination SUD attend de la France, qui présidera la Conférence Paris 2015, qu’elle s’assure que toutes les voix soient représentées dans les négociations, y compris celles des populations les plus vulnérables ; qu’elle soutienne les solutions qui permettent réellement d’assurer le double défi du changement climatique et du droit à un développement équitable.

Les ONG de Coordination SUD mettent en garde les Etats qui seraient tentés de recourir à des mécanismes ou pratiques dépourvus de règles communes et de garde-fous. D’autre part, les ONG de Coordination SUD présentes à Lima rappellent que l’agriculture est le secteur économique le plus vulnérable au climat. Elles appellent donc au renforcement de la place de l’agriculture dans les négociations, afin de mettre au coeur de l’accord la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la promotion de modèles agricoles vertueux. Tous les types d’agricultures n’ont pas le même niveau de vulnérabilité ni de responsabilité face au dérèglement climatique.

« Alors que les agriculteurs familiaux des pays du Sud représentent l’immense majorité des exploitants, ces derniers demeurent absents des négociations internationales sur le climat », regrette Carline Mainenti, responsable de plaidoyer à Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières et administratrice de Coordination SUD.

Les membres de Coordination SUD présents à Lima sont :

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières : Katia Roesch, Action contre la faim : Peggy Pascal, Care : Aurélie Ceinos et Fanny Petitbon CCFD – Terre solidaire : Maureen Jorand GERES : Vanessa Laubin et Marina Gavaldão, Secours Catholique : Emilie Johann, Oxfam : Romain Benicchio,


Contact presse AVSF : Christophe Lebel

Un engagement français obscur au Sommet sur le climat

2014-09-25

Clôture du Sommet sur le climat – Fonds vert, ACSA : un engagement de la France peu clair en deçà des attentes de la société civile.

A 15 mois de la Conférence de Paris de 2015, le Sommet sur le climat de New York qui réunissait 120 chefs d’Etat et de gouvernement, s’est conclu le 23 septembre. Malgré les annonces de François Hollande, Coordination SUD, dont fait partie AVSF, déplore le manque d’ambition de la France et attend une clarification de ses engagements.

Rendez-vous capital de négociation pour inverser les effets du changement climatique, le Sommet de New York était un rendez-vous attendu, non seulement par les organisations de la société civile mais aussi par les chefs d’Etat et de gouvernement, qui ont se sont saisis de cette occasion pour faire des déclarations importantes.

Ainsi, parmi plusieurs annonces, le président Hollande a promis le versement d’un milliard de dollars – et non d’euros - pour abonder le Fonds vert pour le climat. Les ONG françaises reconnaissent l’effort consenti, qui intervient alors que le fonds, qui devait mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, manque cruellement de moyens. Cependant, cette contribution apparait aujourd’hui peu claire et transparente. Coordination SUD demande à ce que soit précisé le calendrier de tenue de cet engagement. Les ONG françaises seront, en effet, vigilantes sur la réelle additionnalité des fonds et leur nature. « Le recyclage de moyens déjà prévus, sous la forme de prêts plutôt que de dons, viderait cet engagement de son sens », nuance Jean-Louis Vielajus, président de Coordination SUD.

En outre, François Hollande a confirmé le choix de la France d’adhérer à l’Alliance pour une « agriculture intelligente face au climat » (Global Alliance for Climate-Smart Agriculture). Cette décision est regrettable, alors même qu’une large majorité d’organisations au sein de la société civile mettait en garde les chefs d’Etats. « Le choix de la France de s’y impliquer pour infléchir ses orientations de l’intérieur est une stratégie hasardeuse, qui revient à cautionner l’initiative, alors que de nombreux garde-fous ne sont pas réunis », souligne Vanessa Laubin, chargée de projets au Geres et cheffe de file de la commission Climat et développement de Coordination SUD. Les ONG françaises veilleront à l’exemplarité des positions de la France au sein de cette alliance.

Au final, au-delà des annonces du 23 septembre, Coordination SUD demande à François Hollande de clarifier les engagements pris et les choix de la France quant au modèle agricole à défendre pour lutter efficacement contre le changement climatique, assurer un développement durable et équitable bénéficiant aux populations les plus vulnérables, et contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de celles-ci.

L’absence d’engagements clairs en la matière reviendrait à envoyer un mauvais signal, à l’ensemble de la société civile et aux populations du Sud, alors que la France présidera la COP fin 2015.

Contact presse :
Bénédicte Bimoko, Tél. : 01 44 72 03 78

Changement climatique : le défi de notre siècle

2014-03-28

Soyons clairs : le changement climatique n’est pas un concept abstrait mais une réalité quotidienne pour de nombreuses familles, communautés et nations. Ironie du sort, il affecte particulièrement les populations vulnérables qui sont pourtant les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre. Face au scepticisme de certains, les chiffres sont sans appel. La Terre s’est déjà réchauffée de 0,8°C depuis 1850. Elle se réchauffera de 1,7°C d’ici 2100 si des mesures efficaces sont prises et, de beaucoup plus - de 4 à 5°C - selon le pire des scénarios qui correspond malheureusement aux évolutions actuelles d’émissions de gaz à effet de serre.

« Quelques degrés de plus, où est le problème ? »

Lorsque certaines régions se réchaufferont de 1°C, d’autres seront impactées par des hausses de températures moyennes supérieures à 6°C, rendant invivables de vastes régions du globe déjà touchées par la malnutrition, l’insécurité alimentaire et la pauvreté chronique.

Savez-vous qu’une hausse du niveau moyen de la mer d’ici à 2100 de 50 à 80 cm est prévu sur les côtes bretonnes et que 10% de la population mondiale habite une zone menacée par la montée des eaux ?

Savez-vous aussi qu’il est estimé que la disponibilité en eau de nombreuses régions du monde va réduire de 20% pour chaque degré supplémentaire de réchauffement global alors que le nombre d’habitants augmente ?

Savez-vous enfin que nous ne sommes pas tous égaux devant les conséquences de ce changement ? Les femmes et les enfants ont 14 fois plus de chance de mourir que les hommes lors de catastrophes naturelles1 comme les inondations qui risquent d’augmenter.


La version provisoire du volet « Impacts » du 5e rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), composé de plus de 800 chercheurs, qui sera publié le 29 mars, vient confirmer que le changement climatique creuse les inégalités et crée une vulnérabilité supplémentaire, en entravant le développement de pays déjà marqués par la pauvreté chronique. Alors que le monde s’inquiète de pouvoir nourrir ses habitants dont le nombre augmente chaque jour, avec environ 842 millions de personnes souffrant de la faim, et plus de 180 millions d’enfants touchés par la malnutrition2, le rapport publie des chiffres inquiétants sur les impacts négatifs attendus sur la santé, la raréfaction des ressources en eau, la baisse des rendements agricoles, la sécurité alimentaire, l’économie et, plus généralement sur la sécurité des populations3. Le rapport estime que les coûts pour l’adaptation devraient atteindre 70 à 100 milliards de dollars par an d’ici 2050.

Les impacts du changement climatique ne connaissent pas de frontières, ils se diffusent partout et inégalement. Ils frappent d’abord les plus vulnérables.

Soyons honnêtes : le rapport du GIEC est anxiogène et ce n’est pas le premier rapport à nous alerter sur l’urgence de la situation. Pourtant la volonté politique et les financements promis par les Etats développés depuis 2009 ne sont toujours pas au rendez-vous. Nous devons nous donner les moyens de mettre en oeuvre des politiques communes et équitables pour faire face à ce défi mondial à la fois en réduisant les émissions mondiales et en luttant contre les impacts du changement climatique.

Les solutions existent. Par exemple, pour appuyer les plus vulnérables, nous, ONG et nos partenaires des sociétés civiles du Sud, avons démontré que généraliser les systèmes d’alerte précoces, sensibiliser les pouvoirs publics locaux à la gestion des risques, investir dans la recherche et les politiques publiques d’appui aux systèmes de production agricoles durables comme l’agro-écologie, améliorer l’accès aux moyens financiers et à l’appui aux petits agriculteurs et éleveurs ou encore optimiser la gestion des ressources naturelles améliorent durablement les conditions de vie des populations vulnérables. En investissant par exemple dans des systèmes de prévisions météorologiques et de diffusion de cette information dans les pays en développement les bénéfices financiers seraient de 4 à 36 fois supérieurs aux coûts4.

Soyons au rendez-vous : 2014 et 2015 offrent des opportunités majeures pour profiter d’une mobilisation citoyenne d’envergure afin d’inciter les puissances mondiales à un engagement politique fort. La France, en tant qu’acteur-clé de l’Union Européenne et hôte de la Conférence des Parties organisée par les Nations-Unies en 2015 (COP21)5, doit faire preuve à la fois d’exemplarité à travers sa politique de transition énergétique et de financement de l’adaptation, de cohérence dans son action climat/développement, mais aussi de leadership en encourageant l’adoption par l’Union Européenne d’une politique énergie-climat bien plus ambitieuse6. Nous demandons à nos représentants politiques, enfin, de s’engager sérieusement dans la lutte contre le changement climatique, notamment en mettant tout en oeuvre pour qu’un accord climatique ambitieux, contraignant, juste, soit obtenu. Ce sont l’ensemble des acteurs qui doivent aujourd’hui assumer leurs responsabilités face au changement climatique : Etats, mais aussi organisations internationales, société civile, recherche, secteur privé.

Chaque négociation politique ratée nous expose un peu plus, et en particulier les populations les plus vulnérables, aux effets dévastateurs du changement climatique. L’heure est venue de s’attaquer ensemble au plus grand défi de ce début de siècle. L’inaction coûtera bien plus cher : en vies et en dommages matériels.

1 Gender and Disaster, UNDP, 2010 / Peterson, 2007
2 Source: FAO, 2013, The State of Food Insecurity in the World 2013
3 Global Security Defense Index on Climate change, 2013. Le changement climatique est considéré comme une menace majeure pour la sécurité nationale et internationale par plus de 110 gouvernements.
4 Source: Banque Mondiale, 2013, Managing Risk for Development
5 Au cours de laquelle un accord climatique international et contraignant à la fois pour les pays développés et en développement et respectant le principe de responsabilité commune mais différenciée, devrait être conclu.
6 Les ONG préconisent l’adoption de trois objectifs contraignants sur l’énergie pour 2030 :55% de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 40% d’énergies renouvelables, 45% d’amélioration en termes d’efficacité énergétique.

Tribune rédigée par la Commission Climat-Développement de Coordination SUD
4D, ACF, AVSF, CARE, CARI, CCFD-Terre Solidaire, GERES, GEVALOR,
Gret, ID, Médecins du Monde, Oxfam, Planète Urgence, Solidarités Internationale

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AVSF au Parlement Européen pour soutenir l'élevage paysan

2013-09-16

Après deux ans de campagne en France, Belgique, Italie et République Tchèque sur le rôle crucial des éleveurs paysans face au changement climatique, AVSF et ses partenaires du réseau VSF Europe organisent une conférence au Parlement Européen afin que l’élevage paysan soit considéré comme secteur prioritaire dans les politiques de l’Union Européenne avec les pays en développement.


En présence de Maryam Rahmanian, vice-présidente du HLPE (Groupe d’experts de haut niveau de la FAO) de Michèle Striffler, Bart Staes et Thijs Berman, membres de la Commission Parlementaire pour le Développement.

Alors que l’élevage est de plus en plus stigmatisé comme l’un des responsables du changement climatique, cette conférence permettra de questionner cette perception, dans le contexte particulier des pays en développement.
Non, tous les élevages du monde ne doivent pas être montrés du doigt !

Les élevages paysans au Sud jouent un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire des pays pauvres.
Ils sont porteurs d’innovation sur la question de la diminution des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation des populations les plus vulnérables au changement climatique,
dont elles sont les premières victimes.
Grâce à leurs savoirs et pratiques traditionnelles, les éleveurs transhumants optimisent par exemple l’usage des sols en zones sèches et des pâturages, qui stockent plus de 30% du carbone des sols.

AVSF et ses partenaires du réseau VSF Europa demanderont aux Parlementaires d’oeuvrer pour une aide au développement réaffirmée, en faveur de programmes qui renforcent la résilience des éleveurs paysans face au changement climatique, et leur rôle fondamental dans la sécurité alimentaire des populations qui comptent parmi les plus vulnérables de la planète.

> 17 septembre : conférence au Parlement Européen avec les spécialistes et les euros-députés.
> 18 septembre, « lunch Conference » à l’Info Point de la Commission Européenne.

Plus d’information sur cette campagne sur smallscalefarming.org
Signer la pétition en ligne

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres clés :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de plus de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.


Contact Presse :
Agence RendezVous RP
Stéphanie Gentilhomme
01 45 41 19 37 /  06 84 61 62 68

Produire et manger sainement : AVSF vous invite à des rencontres d’éleveurs Français et Africains

2012-10-04

Du 13 au 17 octobre, AVSF vous invite à des rencontres internationales entre des éleveurs français et africains. L’occasion de partager des expériences pour produire et manger plus sainement.

5 rencontres internationales entre paysans Français et Africains
AVSF accueille en France du 13 au 17 octobre 2012 des éleveurs du Mali et du Niger. Leur visite en France permet rencontres et échanges avec des petits éleveurs français sur les problèmes liés au changement climatique qui les frappe : impacts sur la gestion des élevages, solutions d’adaptation, etc.
5 dates à retenir

- Le 13 octobre à la ferme de Gérard Fournier-Bidoz à Serraval - Haute Savoie - Le 14 octobre après-midi au GAEC de Sainte Luce le matin et à la ferme d’Etienne Mary à la Salette - Isère - Le 15 octobre matin à la ferme d’Eric Palisse à St Barthélémy le Plain à la ferme du GAEC des Sampeyroux à Glun l’après-midi - Ardèche - Le 16 octobre matin à la ferme du GAEC du Pis vert à Pomeys et l’après-midi à la ferme de Geneviève et Michel Fayolle à Larajasse - Rhône - Le 17 octobre après-midi dans une ferme à St-André-la-Côté - Rhône

De plus, des conférences seront proposées sur le rôle des éleveurs et des consommateurs
face au changement climatique :
- A valence, au Lycée agricole « Le Valentin » le 15 octobre à 20h
- A Marcy l’étoile, à l’école vétérinaire Vetagrosup le 17 octobre à 17h15

Un réseau européen au service d'une cause mondiale
Ces rencontres s’inscrivent dans un projet européen d’éducation au développement mené par AVSF sur « l’élevage paysan et le changement climatique », grâce au partenariat de la Commission Européenne, l’AFD et la Région Rhône-Alpes. Ces rencontrent se font avec le concours de l’AFDI et le Résagri de la Chambre régionale d'agriculture Rhône Alpes.
Pour suivre ce projet : www.smallscalefarming.org

Contact presse
Christophe LEBEL // 01 43 94 73 48

AVSF vous invite à un happening Vachement chaud !

2012-04-10

Pour dénoncer le réchauffement climatique sur les petits éleveurs, AVSF vous invite pour un happening « Vachement chaud » mardi 17 avril 2012 à 18h place des Terreaux à Lyon. Au programme : une Supervache, une performance d'artiste, une grande fresque en temps réel, du théâtre de rue, ...

Les paysans : premières victimes du changement climatique
Le collectif VSF Europa lance une campagne européenne sur le petit élevage face au réchauffement climatique. Du 15 au 22 avril 2012, de nombreuses manifestations seront organisées un peu partout en Europe : France, Belgique, Italie et République tchèque. En France, le rendez-vous est donné à l’occasion de la journée mondiale
des luttes paysannes le 17 avril à Lyon, place des Terreaux, à 18h.

Ne pas confondre [petits] éleveurs et [gros] pollueurs
Selon le rapport mondial 2011 sur l'élevage de la FAO, 120 millions de personnes dépendent de leur bétail pour assurer leur sécurité alimentaire. A l'opposé d'une agriculture intensive, des centaines de millions de petits producteurs dans le monde luttent contre le réchauffement climatique et en sont de fait les premières victimes.

La principale cause du changement climatique est l'émission de gaz à effet de serre.
Hors, l'activité d’élevage dans son ensemble représente 18 % de ces émissions de gaz. Pourtant, la contribution des petits élevages ne doit pas être confondue avec celle des élevages intensifs, grands consommateurs d’énergie fossiles.
Un réseau européen au service d'une cause mondiale AVSF appartient au collectif VSF Europa qui soutient le petit l'élevage pour faire face au changement climatique, et permet aussi de lutter contre la pauvreté et la malnutrition. VSF Europa lance ce 17 avril le coup d'envoi d'une campagne internationale qui se prolongera jusqu'en 2013.
Pour suivre cette campagne : www.smallscalefarming.org

Contact presse : Katia Roesch // 06 44 09 12 49