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Agriculture familiale : le salut viendra-t-il des entreprises ?

2015-02-12

Tribune publiée sur Altermondes de Frédéric APOLLIN, directeur d'Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières.
Retour sur le lancement du fonds "Livelihoods pour l'Agriculture Familiale" :

Le 4 février dernier, deux grandes entreprises de l'agroalimentaire, Danone et  Mars, lançaient "le Fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale (L3F)", sous les ors de la République dans une prestigieuse salle du Ministère des Affaires Etrangères. Un symbole de l'accueil réservé par les pouvoirs publics, représentés par deux de leurs ministres (Annick Girardin et Stéphane Le Foll) à cette nouvelle initiative du secteur privé marchand [1] dans le domaine du financement du développement.

Le secteur privé marchand : nouvel Ambassadeur de l'agriculture familiale
Devant un parterre de représentants du monde de l'entreprise, des pouvoirs publics, de la recherche et quelques ONG, les promoteurs de ce fonds faisaient un vibrant plaidoyer en faveur de l'agriculture familiale : "500 millions de petits agriculteurs qui produisent 70% des besoins alimentaires mondiaux et beaucoup d’autres matières premières agricoles utilisées par l’industrie". Le Fonds L3F prévoit d’investir 120 millions d’euros au bénéfice de 200 000 exploitations familiales en Afrique, Asie et Amérique Latine.  Il se veut être un modèle financier innovant pérenne fondé sur l’investissement et le paiement sur résultats : les projets préfinancés, mis en œuvre par des ONG ou des organisations paysannes, produiront différents types de bénéfices (accroissement des productions, protection de l’eau, des forêts et des sols, stockage de carbone, etc.) qui seront mesurés et achetés par des acteurs privés ou publics intéressés par ces produits.

L'initiative s'inscrit dans la lignée du rapport FABER-NAIDOO remis en 2014 par le Directeur général de Danone à la Ministre Annick Girardin. Il prône de profondes mutations de l’aide au développement : d'avantage de "coalitions d'acteurs" entre entreprises, ONG, recherche et pouvoirs publics ; de nouvelles modalités de financement du développement, notamment l'impact investment, supposées "plus pérennes" et garantes de résultats "à plus grande échelle" que l'aide traditionnelle.

D'aucuns critiqueront l'initiative, soupçonnant ses promoteurs d'être eux-mêmes responsables de distorsion sur les marchés au détriment des petits producteurs ou de vouloir indirectement favoriser ainsi leur propre approvisionnement en matières premières : lait, cacao, vanille, etc. Si médiatique soit-elle, il me semble qu'elle doit d'abord être saluée, de surcroit parce qu'elle vise un secteur que les ONG de développement ont toujours souhaité voir rester prioritaire dans l'agenda de l'aide au développement : l'agriculture familiale. A l'issue de cette Année Internationale de l'Agriculture Familiale, les dirigeants de Danone et Mars ont fait leur, notre discours sur ces agricultures et en deviennent les meilleurs ambassadeurs auprès des directeurs du développement durable et des acheteurs de grandes entreprises de l'agro-alimentaire ! Enfin, ils ne s'en cachent pas : s'ils cherchent à sécuriser leurs approvisionnements agricoles, ils revendiquent que ces  chaînes de production et d’approvisionnement aient un impact positif sur le plan économique, social et environnemental. Une évolution positive : nul doute que de nombreux jeunes dirigeants d'entreprise sont tout aussi préoccupés par les performances économiques de leurs sociétés que par leurs effets collatéraux positifs sur la société et son environnement. Enfin, dernier constat : les moyens mobilisés par ces entreprises sont déjà significatifs, tandis que l'aide publique au développement – nous le déplorons - stagne ! 

Eviter les sujets sensibles qui engagent aussi la responsabilité des entreprises
L'initiative Danone-Mars interroge cependant sur plusieurs points. Le fonds souhaite promouvoir à grande échelle des pratiques d'agriculture durable pour améliorer la productivité des agricultures familiales et limiter la dégradation des ressources et l'érosion des sols, présentées comme responsables de leurs faibles performances productives. Mais les initiateurs du fonds ne ciblent pas les contraintes structurelles que rencontrent nombre de paysans dans le monde et qui limitent tant leur productivité que tout simplement leurs investissements, en particulier l'insécurité foncière ou la concentration des filières et la concurrence déloyale sur des marchés peu transparents. Serait-ce pour éviter des sujets sensibles et controversés pour lesquels les entreprises ne sont pas non plus sans responsabilité ?  

Une réelle innovation à tester sans minimiser le rôle de l'intervention et l'aide publique
Pour parvenir à ses objectifs de retour sur investissement, le fond opte pour le paiement sur résultat. Mais de quels résultats parle-t-on ? Quantitatifs probablement, à l'image des tonnes de carbone comptabilisées dans les projets financés par le 1er fonds "Livelihoods Carbone. Avec des ambitions annoncées de nombre de producteurs (au moins 5000 par projet), et probablement de volumes produits et commercialisés, le fonds pourra-t-il cibler des initiatives naissantes dans des pays fragiles comme par exemple Haïti, Madagascar ou le Togo, et pourtant prometteuses ? Des coopératives paysannes productrices de céréales, de café, cacao, épices, vanille ou fruits exotiques, y gagnent chaque jour des parts de marchés dans le cadre d'un commerce plus juste et équitable ; mais sauront-elles répondre à court terme aux exigences de résultats du L3F ? Ce dernier acceptera-t-il de partager les risques liés aux aléas agricoles (climat, volatilité des prix, etc..) ? Or c'est bien dans ces situations et pays fragiles que se situent les défis les plus forts pour l'aide au développement : renforcer des organisations paysannes autonomes, offrant des produits agro-écologiques et de qualité pour conquérir des marchés urbains en pleine expansion, des marchés locaux et internationaux.

Le fonds ne risque-t-il pas de soutenir et étendre des initiatives déjà existantes et consolidées, là où les contraintes structurelles d'accès à la terre et l'eau seront par exemple levées ? Des territoires qui auront donc déjà souvent bénéficié d'interventions publiques et de projets de la coopération internationale soit-elle publique, d'ONG, collectivités, etc.. Ne nous y trompons pas : sans politiques et interventions publiques, les initiatives  du secteur privé marchand ne se suffiront pas à elles seules pour donner toute leur place à ces agricultures familiales qui nous nourrissent. La combinaison entre intervention publique et soutien privé restera de mise et nécessaire.

Les ONG françaises et les organisations paysannes partenaires du Sud n'ont d'ailleurs pas à rougir des résultats déjà obtenus. Elles ont à leur actif plusieurs innovations, devenues pour certaines des success stories, comme ces organisations économiques paysannes devenues pionnières en matière d'ESS sur certains marchés locaux et internationaux. Le Fonds L3F saura-t-il prendre en compte ces innovations et leur permettre de croître et rayonner toujours plus ? Nous sommes, plusieurs d'entre-nous, prêts à relever ce défi et l'invitation qui nous est faite de rejoindre ces coalitions d'acteurs. Partageons nos innovations respectives ; discutons des résultats atteignables et du partage des risques ; co-construisons ces projets. Et pourquoi ces coalitions d'acteurs ne pourraient pas ensemble soutenir des propositions conjointes pour réhabiliter aussi partout l'intervention publique dont nous avons tous besoin ?


[1] Danone avait déjà lancé un 1e fonds d'investissement Livelihoods sur le carbone.

Agriculture et sécurité alimentaire à la COP20 : un non sujet ? Pas si sûr...

2014-12-12

ACF, AVSF, le CCFD-Terre Solidaire et le Geres ont participé aux négociations à Lima du 1er au 12 décembre 2014

Alors que les Etats s’apprêtent à s’accorder sur une déclaration commune devant clôturer la COP20 de Lima et poser les premiers jalons pour un accord à Paris l’an prochain, une fois encore, le secteur agricole n’a fait l’objet d'aucune discussion officiellement. Pourtant, en marge des négociations, le concept « d'agriculture intelligente face au climat » était dans toutes les bouches.

Le secteur agricole est pourtant un sujet clef pour les négociations climatiques. En effet, 23% des émissions de gaz à effet de serre lui sont attribuables. Pourtant, les paysans sont sans aucun doute, les premières victimes des impacts des changements climatiques.

Les 805 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde nous le rappellent : les systèmes alimentaires ne parviennent pas à subvenir aux besoins de tous aujourd’hui.

D’ici 2080, les changements climatiques entraineront 600 millions de personnes supplémentaires vers l’insécurité alimentaire. Raréfaction des pluies, chute des rendements et de la qualité nutritionnelle des aliments, appauvrissement des sols. Climat, agriculture et sécurité alimentaire et nutritionnelle sont indissociables.

Pourtant, les Etats ne parviennent pas à répondre à cet enjeu dans le cadre de la COP. Les divergences entre pays sont encore très importantes. Certains, comme les États-Unis, le Brésil ou encore l’Argentine, dont les modèles agricoles sont les plus polluants s’efforcent d’éviter toute discussion concernant des modèles agricoles durables au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous.

Pire, l'unique mention faite de la sécurité alimentaire pourrait ne pas être intégrée au texte de décision de Lima. Certaines branches de l’agriculture ont cependant été mentionnées dans les textes, comme l’agroforesterie et le sylvopastoralisme qui deviennent de nouvelles activités éligibles pour des financements dans les mécanismes de développement propre (MDP). On ne peut que craindre les effets négatifs de la financiarisation des ressources naturelles, des terres et des matières premières agricoles qu’entrainent de tels mécanismes.

Mais en marge de l’assemblée plénière, il a finalement été beaucoup question d’une certaine agriculture : l’agriculture intelligente face au climat (climate smart agriculture).

Ateliers, événements, publications et communiqués de presse … Pour beaucoup cette agriculture, semble être une « solution miracle » et il devient ainsi de plus en plus clair que l’Alliance globale qui l’a porté pourrait devenir  l’antichambre des négociations sur l’agriculture.

Nous craignons fort que dans les prochains mois, ce soit cette expression fourretout et auto-proclamée qui apparaisse dans les textes officiels validant ainsi certaines pratiques agricoles qui pourraient être nuisibles à l’environnement et à la sécurité alimentaire. En attendant, la trentaine de membres de l’Alliance parmi lesquels la France, les Etats-Unis mais aussi McDonalds’, Cargill et Yara se réuniront la semaine prochaine à Rome pour continuer le travail sur l’initiative… et avancer ce cheval de Troie en parallèle des négociations officielles et du cadre de gouvernance des Nations Unies.

Contacts presse :
Action contre la faim : Karima Zanifi : kzanifi@actioncontrelafaim.org 01 70 84 72 37
Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières : Christophe Lebel 01 43 94 73 48
CCFD- Terre Solidaire : Karine Appy 06 66 12 33 02
GERES : Mathieu Grapeloup m.grapeloup@geres.eu

Communiqué d'Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, d'Action Contre la Faim, du CCFD - Terre solidiare et du GERES.

Des luttes paysannes justes et légitimes pour des agricultures paysannes performantes !

2014-04-17

17 avril : une journée symbolique des luttes paysannes
Le 17 avril 1996, dix-neuf paysans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) étaient assassinés par des tueurs à la solde de grands propriétaires terriens. Depuis, chaque année, le 17 avril est l'occasion saisie par de nombreuses organisations paysannes et de la société civile pour sensibiliser aux luttes des paysans d'ailleurs et d'ici. En cette Année Internationale de l'agriculture familiale, cette journée prend donc une dimension toute particulière : qu'il s'agisse de défendre leur droit à garder et échanger leurs propres semences, de lutter contre des accaparements de plus en plus nombreux de terres et d'eau, de résister à la concurrence déloyale sur les marchés agricoles, partout dans le monde, des paysans, hommes et femmes, se battent au quotidien contre les multiples exclusions qui les menacent encore et toujours, quand il ne s'agit pas tout simplement de marginalisation culturelle et éducative. Ces luttes sont nombreuses, trop souvent et malheureusement sans grand bruit médiatique !

Car paradoxe ! Loin des archaïsmes dont certains les accusent encore, ces agricultures paysannes - celles où le travail reste éminemment familial, avec un lien très fort au territoire – sont pourtant très innovantes et modernes pour répondre à ce que nous sommes tous en droit d'attendre légitimement aujourd'hui de nos agricultures : fournir une alimentation de qualité, saine et suffisante pour tous, créer des emplois sur les territoires en même temps que des revenus décents pour les paysans, protéger l'environnement, la biodiversité et le climat, et promouvoir in fine une croissance économique inclusive. "Si l'agriculture industrielle et capitalistique peut contribuer à relever le défi alimentaire, les agricultures paysannes sont sans nul doute mieux placées et incontournables pour répondre à ces défis combinés", ajoute Frédéric APOLLIN, directeur d’AVSF.

AVSF depuis 35 ans aux côtés des paysans
Depuis plus de 35 ans, AVSF accompagne les luttes de ces familles et organisations paysannes, et se mobilise ici comme là-bas avec ses partenaires, auprès des Etats et organisations internationales pour des décisions politiques en leur faveur. A l’occasion de cette Journée mondiale des luttes paysannes, AVSF et ses partenaires de la commission "Agriculture et Alimentation" de Coordination Sud publient un document pour rappeler la nécessité d’une reconnaissance politique de l'efficacité et des performances des agricultures paysannes.

Tout au long de l’année, AVSF se mobilise pour signifier que ces luttes paysannes ne sont pas de simples faits divers : elles sont légitimes et cruciales pour défendre des agricultures paysannes performantes, capables d’innover pour produire plus et mieux grâce à des pratiques de production agroécologiques. C'est le message que nous porterons dans des établissements de l’enseignement agricole,  lors de la prochaine Quinzaine du Commerce équitable, aux Assises de la coopération et du développement de la Région Rhône Alpes, et lors du Forum international de la société civile qu'AVSF co-organise dans le cadre de l’AIAF en novembre 2014 à Lyon.

Contact presse : Christophe LEBEL / c.lebel@avsf.org / 01 43 94 73 48

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières est une association de solidarité internationale qui agit pour soutenir l'agriculture paysanne :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. AVSf mène 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). AVSF est composé d'une équipe de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.

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Un nouveau projet pour la transition agro-écologique et l’agriculture familiale durable au Togo

2014-03-10

En cette Année Internationale de l’Agriculture Familiale, le Ministère de l’Agriculture de l'agroalimentaire et de la forêt (MAAF) et l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) se sont unis pour porter et mettre en œuvre le projet : « Durabilité et résilience de l’agriculture familiale » dans la région des Savanes au Togo.

L'objectif du projet est d'accompagner une dynamique de préservation, de gestion durable et de restauration des sols dans la partie nord-ouest de la région des Savanes, grâce à la formation et la diffusion de pratiques agro-écologiques et le développement des systèmes agroforestiers. Il marque l’importance accordée par le Ministre Stéphane LE FOLL au soutien de l’exploitation familiale et à la promotion de l’agro-écologie, notamment en Afrique et dans les pays les plus pauvres.

L’agro-écologie : une solution contre l’insécurité alimentaire

Cette initiative sera mise en œuvre par l'association de solidarité internationale Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) en partenariat avec des institutions togolaises expérimentées et des organisations de producteurs.  Elle ciblera une zone particulièrement sensible aux aléas climatiques où sévit l’insécurité alimentaire. Le Ministre, Stéphane LE FOLL, souligne «  j’attache une importance particulière au soutien de l'exploitation familiale et à la promotion des pratiques d'agriculture durable privilégiant une approche agro-écologique, notamment en Afrique et dans les pays les plus pauvres ».

«  Les familles paysannes de cette région ont besoin d'améliorer la fertilité de leurs sols, tout en réduisant leur dépendance aux intrants chimiques, et d'obtenir des sources de revenus leur permettant d’assurer leur sécurité alimentaire tout au long de l’année. Nous allons donc les accompagner dans l'expérimentation de pratiques d'agro-écologie adaptées à cet écosystème des Savanes, mais également dans le développement du maraichage irrigué, l'amélioration de la productivité des élevages et le stockage des céréales » témoigne Frédéric APOLLIN, directeur d’AVSF.

Ce projet mobilise le financement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) à hauteur de 961 000 €. Il illustre parfaitement le  type de soutien que le Ministère de l’Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt entend privilégier dans les pays en développement à travers l’aide publique française.

+ d’information sur ce projet

Contacts presse :
Ministère /
ministere.presse@agriculture.gouv.fr / 01 49 55 60 11
AVSF / Christophe LEBEL / c.lebel@avsf.org / 01 43 94 73 48
FFEM / Valérie Fakir / fakirv@afd.fr / 01 53 44 39 41

Salon de l’Agriculture : Assez de déclarations pour l’agriculture familiale paysanne, la France doit passer aux actes !

2014-02-24

L’Année Internationale de l'Agriculture Familiale sera à l’honneur au Salon de l’agriculture le 26 février prochain, en présence des ministres de l'Agriculture et du développement. Ce sera l’occasion de mettre l’accent sur une agriculture familiale chère à un gouvernement qui l'a défendue jusque dans la Loi d'orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale, récemment adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale. Au delà de l'opération de communication, des engagements politiques forts sont attendus ! L'année 2014 doit conduire la France à engager concrètement l’évolution de ses politiques commerciales, agricoles, d'investissement et de développement en faveur de l'agriculture familiale paysanne.

Aujourd’hui, sur les 842 millions de personnes qui souffrent de la faim, les trois quarts sont des paysans et paysannes. Pourtant, malgré les multiples formes d'exclusions qui frappent l'agriculture familiale paysanne, celle-ci produit aujourd'hui 70 % de l'alimentation mondiale, fournit plus de 60 % de l'emploi dans les pays les moins avancés (PMA) et reste garante de la biodiversité.

Action contre la faim, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, AGTER, le CCFD Terre Solidaire, le CFSI, le Gret, Oxfam France, Peuples Solidaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe et la Confédération Paysanne, attendent du Président François Hollande, du ministre délégué en charge du Développement Pascal Canfin, du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qu’ils se saisissent des opportunités internationales existantes en 2014 pour défendre l’agriculture familiale paysanne. La France doit mettre son action en cohérence avec ses discours en mettant fin aux processus publics et privés d'exclusion de l'agriculture familiale et paysanne. La France peut et doit :

Créer des instruments de coercition contre l'accaparement des terres et l'éviction des paysannes et paysans. La mise en œuvre des Directives volontaires sur le foncier de la FAO doit passer par un chantier international en vue d'instaurer des règles obligatoires incontournables et des instances de recours contre toute forme d'investissement qui contribue à la violation des droits fondamentaux des paysannes et des paysans. Œuvrer pour le report des Accords de partenariat économique (APE) Europe-Afrique-Caraïbe-Pacifique au-delà du 1er octobre 2014 et soutenir les processus d'intégration régionale favorables à la protection et à l'essor des agricultures familiales et des filières locales, en particulier en Afrique. Plus généralement, mettre fin aux politiques commerciales de libre échange qui condamnent à terme l’agriculture familiale paysanne et la souveraineté alimentaire des pays concernés notamment dans les processus de négociations Européens en cours avec l’Inde, la Chine, les pays méditerranéens et l’Amérique latine. Remettre en cause les leviers d'action de la mal-nommée Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique, du G8 afin que soient soutenus, non pas des entreprises d'exploitation agro-industrielle à grande échelle, mais des programmes d'investissement et des politiques publiques foncières, agricoles et commerciales qui permettent aux agricultures familiales paysannes de révéler tout leur potentiel pour la souveraineté alimentaire et la nutrition ; S'assurer que les futurs Objectifs du développement durable en matière d'agriculture et d'alimentation soutiennent clairement les agricultures familiales paysannes ; Soutenir l’agriculture familiale paysanne comme un secteur prioritaire pour la recherche et les financements en matière d'atténuation et d'adaptation au changement climatique lors des futures Conférences sur le climat au Pérou en 2014 et en France en 2015, plutôt qu'une Climate Smart Agriculture vantée par la FAO mais dont les contours flous laissent la porte ouverte à des modèles d'agriculture polluants et excluants. Revoir sa position et soutenir le travail des Nations Unies sur les droits des paysans et des paysannes.

L’agriculture familiale paysanne est la mieux armée pour nourrir le monde et pour relever tous les défis majeurs du XXIe siècle : alimentation, climat, énergie, environnement, emploi. L'Année Internationale de l'Agriculture Familiale 2014 ne doit pas seulement permettre à la France d'en discuter, mais d'accorder son action à ses discours officiels.

Télécharger l'argumentaire complet

Contacts presse :
AVSF, Carline Mainenti c.mainenti@avsf.org 06 60 61 92 94
Oxfam France, Magali Rubino, mrubino@oxfamfrance.org  06 30 46 66 04
CCFD Terre solidaire, Maureen Jorand, jm.jorand@ccfd-terresolidaire.org 06 65 03 72 86

Pourquoi donc soutenir l’agriculture paysanne ?

2014-02-21

Le Salon de l’Agriculture 2014 est placé sous le signe de l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale, telle que l’ont promue les Nations Unies. AVSF s’en félicite mais attire l’attention sur les dérives de certaines "agricultures familiales". L'année 2014 sera-t-elle bien celle de décisions politiques fortes pour soutenir les agricultures paysannes qui sont partout dans le monde une réponse efficace aux défis majeurs des prochaines décennies : alimentation, climat, santé publique, environnement et emploi ?

Toutes les agricultures familiales ne sont pas paysannes !
Certains agriculteurs familiaux ont des logiques d'intensification basées sur un usage très important de capital et d'intrants chimiques et une spécialisation excessive sur une culture ou un élevage au détriment de la diversité et qualité des productions et de l'environnement. Dans des logiques de croissance, certains concentrent les terres agricoles au détriment de l'emploi rural et de l'installation de jeunes.
Partout dans le monde, AVSF soutient une agriculture paysanne capable d'innover et produire plus, de manière plus autonome grâce à des pratiques de production agroécologiques qui préservent l'environnement et garantissent des produits sains. Une agriculture paysanne qui permette une rémunération juste et un revenu décent aux producteurs, garante d'une répartition équitable de la terre et créatrice d'emplois. Une agriculture qui crée des liens étroits entre des paysans, hommes et femmes, et leur territoire.

Soutenir une agriculture paysanne + proche, + saine et + juste !
Grâce à la campagne « + près + sain + juste, c’est meilleur pour tout le monde ! » que mènent AVSF et ses partenaires, nous réaffirmons la modernité de l'agriculture paysanne pour répondre aux défis du 21e siècle : alimentation, climat, santé publique, environnement et emploi ! Cette reconnaissance est pourtant loin d'être gagnée : exclusion des politiques publiques, de l'accès à la terre ou à l'eau, des marchés, du financement, ... Espérons qu'au-delà de l'opération de communication, l'AIAF se traduise par des actes politiques forts en leur faveur pour lutter contre ces discriminations !

RETROUVEZ AVSF AU SALON DE L’AGRICULTURE 2014

Mardi 25 février à 11h30 Conférence "Produire plus et autrement dans le contexte des agricultures familiales" sur le stand Cirad-AFD, Hall 4, allée E, n°127. Mercredi 26 février à 9h30 Table ronde 2 du séminaire MAAF-JA-AFDI "Comment faire de l'agriculture familiale un moteur de développement ?", Hall 7.2 salle Lyra. Mercredi 26 février à 11h30 Conférence "Agriculture familiale et signes de qualité" et à 16h00 Conférence "Agriculture contractuelle" sur le stand Cirad-AFD.


Découvrez l’agriculture paysanne et familiale en chiffres et dans un dossier de presse

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres clés :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.

Contact Presse : Christophe LEBEL 01 43 94 72 17

Distinguer agriculture familiale et agriculture paysanne

2014-01-29

A l'occasion du lancement de l'Année Internationale de l'Agriculture Familiale 2014, AVSF réaffirme avec force son soutien à l'agriculture paysanne, qui constitue une réponse efficace aux défis alimentaire, climatique, environnemental et de création d'emplois en milieu rural !

Le vendredi 22 novembre 2013, l'ONU a lancé officiellement l'Année Internationale de l'Agriculture Familiale 2014. C'est l'occasion de remettre l’agriculture familiale au centre des politiques publiques dans les programmes nationaux d’action, en identifiant les lacunes à combler et les opportunités offertes afin de favoriser la transition vers un développement plus équitable et plus équilibré.

Distinguer agriculture familiale et agriculture paysanne

En France comme dans le monde, on a souvent tendance à parler indifféremment d'agriculture familiale et d'agriculture paysanne. Toutes les paysanneries reposent sur la cellule familiale et peuvent donc être qualifiées d'agricultures familiales. Pour AVSF, l'agriculture paysanne est spécifique par un lien étroit entre des paysans, hommes et femmes, enracinés sur des territoires spécifiques, avec un profond attachement à leur culture et des règles d'usage souvent historiques des ressources de leur territoire.

Ainsi certains agriculteurs familiaux ont parfois des logiques d'intensification basés sur un usage très important de capital et d'intrants chimiques. Ils peuvent mener une spécialisation parfois excessive sur une culture ou un élevage au détriment de la diversité des productions. Ils peuvent aussi développer une très forte extension de leur exploitation agricole au détriment d'une répartition équitable de la terre qui permette aussi l'installation de jeunes. Alors cette forme d'agriculture familiale ne peut plus être caractérisée comme paysanne.

35 ans d'actions d'AVSF en faveur des agricultures paysannes

C'est pourquoi, depuis 35 ans, AVSF soutient les agricultures paysannes car loin des clichés d'hier, l'agriculture paysanne est aujourd'hui symbole de modernité face aux défis alimentaire, climatique, environnemental et de création d'emplois en milieu rural ! Cette agriculture paysanne est capable d'innover pour produire plus et mieux grâce à des pratiques de production améliorées tout en préservant l'environnement.

Retrouver notre dossier média sur l'agriculture paysanne et familiale (infographie et témoignages)

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres clés :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de plus de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.


Contact Presse :
Christophe LEBEL 01 43 94 72 17

Un appui renouvelé du CG92 à AVSF et aux petits producteurs de cacao d'Haïti

2013-12-08

Un cacao paysan déjà reconnu au niveau international
Du 25 au 29 novembre 2013, AVSF et la FECCANO ont accueilli en Haïti des Vice-Présidents et Conseillers Généraux du département des Hauts-de-Seine, venus suivre le projet d'appui à la Fédération des producteurs de cacao du Nord d'Haïti (FECCANO) initié en 2007. La mission était conduite par Christian Dupuy, vice-président du Conseil général en charge de la Culture et des Animations culturelles, maire de Suresnes et président du Groupe pays Haïti à Cités-Unies France. Il était accompagné de Georges Siffredi, vice-président du Conseil général en charge de la politique de la ville, et de Jean-André Lasserre, conseiller général. AVSF était représenté par Frédéric Apollin, Directeur général et David Millet, Coordinateur national en Haïti.

Visionnez le reportage video produit par le Conseil Général sur cette visite

Regroupant 6 coopératives du Nord d'Haïti et plus de 2000 producteurs paysans, la FECCANO a obtenu grâce à AVSF, les certifications biologique et équitable et maîtrise maintenant la technique de la fermentation du cacao. C'est ce qui lui permet d'exporter aujourd'hui près de 100 tonnes d'un cacao de qualité sur le marché français et européen avec le soutien déterminé de la SCOP Ethiquable, partenaire d'AVSF, et de chocolatiers des Hauts-de-Seine, en particulier Christophe Bertrand (Chocolaterie "A la Reine Astrid"). La production et commercialisation de ce cacao reconnu de qualité et très typé, ont valu à Haïti et la FECCANO d'être présents au prestigieux Salon International du Chocolat de Paris en novembre dernier et de voir son cacao sélectionné pour les International cocoa awards.

Soutenir l'économie des familles et du pays et protéger l'environnement
Au cours de cette mission, les élus altoséquanais et le Directeur général d'AVSF ont pu rencontrer longuement le Ministre Haïtien de l'Agriculture, Jacques Thomas, puis les coopératives, leurs membres, les dirigeants de la FECCANO, enfin Guito Gilot, Gérant de la Fédération. Tous ont souligné l'importance stratégique de la filière cacao en Haïti pour la sécurité alimentaire des familles paysannes productrices, la protection d'un environnement boisé et la relance économique des territoires ruraux et du pays.

A cette occasion, une nouvelle convention de financement a été signée entre le Conseil Général des Hauts-de-Seine et AVSF dans le cadre de la coopération décentralisée du département, pour une 4e phase de soutien à une action innovante et prometteuse.

Découvrez le projet d'appui aux petits producteurs de cacao d'Haïti

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres clés :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de plus de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.


Contact Presse : Christophe LEBEL 01 43 94 72 17

AVSF : 35 ans d'engagement !

2013-07-09

AVSF : 35 ans d'engagement au service des organisations paysannes pour un combat moderne et d'actualité !

Le 28 juin dernier, accueillis dans les salons d'honneur de la Ville de Lyon et par le Vice-Président du Grand Lyon, Hubert JULLIEN-LAFERRIERE, AVSF fêtait ses 35 ans d'action au service des organisations paysannes, en présence de plus de 300 invités. « Nous avons une vision du monde, de ce qui est souhaitable, de ce qui est utile, de ce qui est désirable, qui est tellement proche que je ne peux même pas dire qu'il y ait une feuille de papier à cigarette entre nous. Nous sommes dans une action convergente, commune. » a déclaré Pascal CANFIN, Ministre délégué au Développement, invité spécial.

L’agroécologie paysanne n’est pas un rêve !
Les intervenants de la table-ronde organisée pour cet événement « L'agroécologie n'est-elle qu'un rêve ? » ont réaffirmé la pertinence du combat d'AVSF pour des agricultures paysannes fortes et pour une nécessaire transition agroécologique des systèmes agricoles. Face aux conséquences néfastes maintenant bien connues du modèle agricole dominant, productiviste et intensif en intrants chimiques et capital, AVSF soutient de nombreuses initiatives paysannes d'agroécologie, pour une agriculture de proximité qui ne violente plus la nature et les paysages. Elles visent également à structurer de nouvelles filières de mise en marché, plus locales et plus justes, pour remettre au cœur du commerce, les hommes et les femmes, leurs territoires et leurs produits.
« Non, l'agrécologie paysanne n'est pas un rêve, mais un choix moderne (...) AVSF est une des premières ONG françaises à accompagner les efforts incessants des paysans et des éleveurs pour se nourrir et vivre de leur activité, pour résister localement à la concurrence absurde, incohérente, des agricultures industrielles et subventionnées de la planète, à un contexte international commercial, financier et climatique qui leur est défavorable » souligne Véronique MOREIRA, Vice-Présidente de la Région Rhône-Alpes en charge des Coopérations Solidaires, partenaire historique d'AVSF.

La défense des agricultures paysannes : un combat moderne et d’actualité
« Les agricultures paysannes pèsent près de 40 % de la population mondiale et fournissent déjà plus de 70 % de l'alimentation mondiale ; elles sont le principal pourvoyeur d'emplois dans les pays les moins avancés ; elles ont démontré tout leur potentiel. Qui peut encore aujourd'hui les ignorer dans les négociations en cours pour relever les défis alimentaires, climatiques, environnementaux et de l'emploi ? » questionne Frédéric APOLLIN, Directeur d'AVSF.
Alors que se prépare enfin en France une Loi d'orientation et de programmation sur le développement et la solidarité internationale et à l'aube de l'Année Internationale de l'Agriculture familiale décrétée par l'ONU et d'un cycle de négociations internationales de haute importance historique sur le climat, le commerce international et les futurs objectifs du développement durable pour la période 2015-2030, le combat d'ASVF reste éminemment moderne et d'actualité. En matière de développement durable, équitable et inclusif, le choix des agricultures paysannes est bel et bien incontournable.

AVSF : la première fusion de deux ONG de développement en France
En 1977, au Pérou, une poignée d'agronomes militants crée l'association CICDA (Centre international de coopération pour le développement agricole), pour faire des paysans les propres acteurs du développement de leurs territoires. Cette association s'implique dès son origine dans la consolidation de coopératives de petits producteurs de café sur les filières du commerce équitable et de syndicats paysans pour le développement rural dans les vallées andines, au Pérou et en Bolivie.
En 1983 à Lyon, trois jeunes vétérinaires engagés dressent un constat simple : l'élevage joue un rôle économique et social primordial dans les pays en développement mais partout les éleveurs sont confrontés à des contraintes sanitaires et zootechniques. VSF (Vétérinaires sans frontières) est créée et initie très vite des programmes de soutien aux éleveurs transhumants du nord Mali durement affectés par la sécheresse, puis des actions pilotes de formation d’auxiliaires de santé animale en Afrique et en Amérique centrale.
En 2004, la fusion des deux associations de développement - une première en France -  a donné naissance à un groupe associatif de 300 salariés qui pilotent aujourd'hui près de 75 projets dans 20 pays d'Afrique de l'Ouest, d’Amérique Centrale et du Sud, d’Asie, en Haïti et à Madagascar.

AVSF - Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières - est une association de solidarité internationale reconnue d'utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l'agriculture paysanne.

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes dans le monde, 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes), Une équipe de + de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.

Contact presse
Christophe LEBEL, 01 43 94 73 48

S’adresser aux estomacs du Nord pour mieux parler du Sud !

2013-04-18

AVSF lance sa 1ère campagne de notoriété :
« Plus près, plus sain, plus juste, c’est meilleur pour tout le monde ! »

Une campagne décalée et positive sur les bienfaits de l’agroécologie
Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) est une association de solidarité internationale reconnue d’utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l’agriculture paysanne au Sud. AVSF met au service des communautés paysannes menacées par l’exclusion ou la pauvreté, les compétences de professionnels de l’agriculture, de l’élevage et de la santé animale.
AVSF défend l’agroécologie *: en effet, celle-ci constitue une solution indispensable pour répondre aux défis alimentaire, environnemental, climatique, sanitaire, ainsi que d’emploi en milieu rural.
Convaincue qu’une consommation plus locale, plus saine et plus juste est indispensable au Nord comme au Sud, l’association AVSF lance sa 1ère campagne de communication.
* Agroécologie : L’agroécologie est une agriculture qui utilise et respecte les cycles naturels : fertilité naturelle des sols, cycle de l’eau. Elle protège la vie des sols et la biodiversité : elle associe différentes espèces cultivées dans un même champ, et utilise des engrais naturels pour fertiliser la terre. Par des circuits d’échanges courts, elle rapproche les consommateurs des paysans.

Une campagne attrayante, positive et décalée :
Des visuels qui attirent l’oeil, et qui prônent des pratiques de consommation éthique. Le détournement de publicités alimentaires et d’étiquettes crée un léger décalage, pour susciter la sympathie et l’adhésion.

L’objectif de la campagne :
Elle vise à rappeler qu’au Sud comme au Nord, une production plus saine, plus locale et plus juste, tant pour le consommateur que pour les producteurs, est une absolue nécessité.
Cette campagne souhaite attirer l’attention d’un public sensible à la consommation bio, équitable et/ou locale, sensible à la notion d’agroécologie et au maintien d’une production paysanne. Par sa légitimité de 35 ans d’actions agroécologiques sur le terrain, AVSF souhaite ainsi rassembler ce public autour de valeurs communes.

Un site internet est spécialement dédié à la campagne.

Frédéric Apollin, Directeur d’AVSF, témoigne :
"Notre positionnement est directement lié à notre vision globale de l’agroécologie. Le combat est le même au Nord comme au Sud ! Nous avons toute légitimité à défendre des positionnements communs, sur la défense et la promotion des agricultures paysannes qu’elles soient au Nord ou au Sud. L’agroécologie que nous défendons au Pérou, au Togo ou au Cambodge, est aussi celle que nous devons tous ensemble défendre en France : une agriculture de proximité, créatrice d’emplois sur les territoires, protectrice de l’environnement et des paysages, inscrite dans une économie sociale et solidaire, incontournable pour l’alimentation des villes et des campagnes en produits frais, sains et diversifiés. A l’heure du scandale de la « viande de boeuf » impossible à tracer, est-il besoin de rappeler à quel point ces enjeux sont primordiaux ?"

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres-clé :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de plus de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement. Plus de 300 bénévoles et adhérents engagés avec AVSF dans toute la France.

Contact presse :
Agence RendezVous RP
Stéphanie Gentilhomme
01 45 41 19 37 / 06 84 61 62 68
Dossier de presse disponible sur demande

MEaT2BOMB : concours de graffs solidaires

2013-04-17

Le collectif d’associations « VSF Europa » organise mercredi 17 avril 2013 « MEaT2BOMB » : un concours international de graffs avec 40 graffeurs dans 4 villes européennes le même jour. En France, c’est la place des Terreaux à Lyon qui se prêtera à la battle de graffs de 10h à 18h. A l’occasion de la Journée Mondiale des Luttes Paysannes, cet  évènement unique de street-art aura lieu en simultané en France, en Italie, en Belgique et en République Tchèque.
A travers cet évènement, VSF Europa sensibilisera le public sur l’importance de l’élevage paysan et leur rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.

Deux prix pour récompenser le graff le plus engagé
A 18h, après environ 8 heures de travail en live, tous les graffs, pris en photo, seront notés par  un jury international indépendant. Dans la foulée, l’annonce du gagnant sera faite simultanément dans les 4 villes sur www.smallscalefarming.org pour récompenser le graff le plus engagé. Le gagnant de ce prix aura l’opportunité de réaliser une nouvelle performance artistique au Parlement Européen le 17 septembre 2013 à Bruxelles, afin de présenter aux parlementaires le résultat d’une campagne de sensibilisation en faveur de l’élevage paysan face au changement climatique. Un prix du public sera aussi décerné, en votant pendant un mois sur  www.smallscalefarming.org.

« MEaT2BOMB » est organisé en France par AVSF
AVSF est membre en France du collectif VSF Europa. AVSF - Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières est une association de solidarité internationale reconnue d'utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l'agriculture paysanne. www.avsf.org

« MEaT2BOMB » a lieu grâce au concours de LyonBombing
LyonBombing est un collectif de graffeurs professionnels fondé en 2008. Cette société, spécialisée dans le domaine de la décoration, l’évènementiel et la communication est située à Lyon. www.lyonbombing.com

Contact presse : Christophe LEBEL, chargé de communication AVSF - 01 43 94 73 48

Sans droit à l’eau agricole des paysans du Sud, il n'y aura pas de sécurité alimentaire !

2013-03-22

Les paysans du Sud dépendent de l’eau pour produire des aliments et assurer la survie des populations. Face au chiffre alarmant de 950 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, Coordination SUD défend le droit à l’eau pour l’agriculture dans les pays du Sud, solution clé au défi de la sécurité alimentaire.

Si l’on veut produire les aliments nécessaires pour nourrir les populations au cours des prochaines décennies, trois conditions sont indispensables : soutenir l’accès à l’eau des paysans pour développer l’agriculture irriguée et l’abreuvement du bétail, renforcer la pêche artisanale et améliorer les pratiques de gestion de l’eau en agriculture pluviale. En Afrique subsaharienne, doubler les surfaces irriguées permettrait d’augmenter l’offre alimentaire mondiale de 5 à 11% d’ici 2050. Cela doit se faire avant tout via les agricultures familiales. Mais sur le terrain, « la compétition pour l'accès à l'eau agricole est de plus en plus forte. De grandes unités de production accaparent de vastes étendues de terres en y développant des systèmes modernes d'irrigation, aux dépens d'une production paysanne qui produit beaucoup plus de valeur ajoutée par hectare lorsqu'elle a accès à l'eau », comme le constate Michel Merlet d'Agter.

Non, tous les paysans du monde ne gaspillent pas l’eau ! « Le modèle agricole dominant, intensif et productiviste est pollueur et gros consommateur en eau, explique Frédéric Apollin d’AVSF, alors que les agricultures paysannes possèdent des savoir-faire traditionnels pour gérer de manière durable, économiser et protéger la ressource sur le long terme. » L’eau reste aujourd’hui une ressource vitale pour tous les paysans du Sud, premières victimes des conséquences du réchauffement climatique.

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2013, Coordination SUD défend le droit d'accès à l’eau des paysans du Sud pour développer l’agriculture irriguée ou l’abreuvement du bétail, et répondre au défi de la sécurité alimentaire.

« Les paysans produisent déjà plus de la moitié de l’alimentation mondiale, il serait possible de faire mieux avec des moyens raisonnables ! », constate Céline Allaverdian du Gret. Cela passe par des programmes d’appui moins coûteux basés sur les savoir-faire traditionnels de gestion de l'eau pour améliorer la productivité des paysans et assurer un usage économe et efficient de l'eau. Doubler leur production permettrait de nourrir la population mondiale, atténuerait les dégâts environnementaux et enrayerait l’exode rural.

Pour rendre accessible au plus grand nombre sa contribution aux débats sur la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire, Agter, AVSF, le CCFD-Terre solidaire et le Gret, membres de Coordination SUD publient des versions anglaise et espagnole de leur rapport « Pour une justice sociale de l’eau : garantir l’accès à l’eau aux agricultures familiales du Sud », paru en 2012 à l’occasion du Forum mondial de l’eau de Marseille.

En 2013, Coordination SUD contribuera aux débats internationaux sur l'eau pour défendre et montrer l’efficacité économique de l'accès et l'usage de l'eau par des paysans, en préparation de l'année internationale des agricultures familiales en 2014.

Contact presse
Christophe LEBEL, 01 43 94 73 48

Produire et manger sainement : AVSF vous invite à des rencontres d’éleveurs Français et Africains

2012-10-04

Du 13 au 17 octobre, AVSF vous invite à des rencontres internationales entre des éleveurs français et africains. L’occasion de partager des expériences pour produire et manger plus sainement.

5 rencontres internationales entre paysans Français et Africains
AVSF accueille en France du 13 au 17 octobre 2012 des éleveurs du Mali et du Niger. Leur visite en France permet rencontres et échanges avec des petits éleveurs français sur les problèmes liés au changement climatique qui les frappe : impacts sur la gestion des élevages, solutions d’adaptation, etc.
5 dates à retenir

- Le 13 octobre à la ferme de Gérard Fournier-Bidoz à Serraval - Haute Savoie - Le 14 octobre après-midi au GAEC de Sainte Luce le matin et à la ferme d’Etienne Mary à la Salette - Isère - Le 15 octobre matin à la ferme d’Eric Palisse à St Barthélémy le Plain à la ferme du GAEC des Sampeyroux à Glun l’après-midi - Ardèche - Le 16 octobre matin à la ferme du GAEC du Pis vert à Pomeys et l’après-midi à la ferme de Geneviève et Michel Fayolle à Larajasse - Rhône - Le 17 octobre après-midi dans une ferme à St-André-la-Côté - Rhône

De plus, des conférences seront proposées sur le rôle des éleveurs et des consommateurs
face au changement climatique :
- A valence, au Lycée agricole « Le Valentin » le 15 octobre à 20h
- A Marcy l’étoile, à l’école vétérinaire Vetagrosup le 17 octobre à 17h15

Un réseau européen au service d'une cause mondiale
Ces rencontres s’inscrivent dans un projet européen d’éducation au développement mené par AVSF sur « l’élevage paysan et le changement climatique », grâce au partenariat de la Commission Européenne, l’AFD et la Région Rhône-Alpes. Ces rencontrent se font avec le concours de l’AFDI et le Résagri de la Chambre régionale d'agriculture Rhône Alpes.
Pour suivre ce projet : www.smallscalefarming.org

Contact presse
Christophe LEBEL // 01 43 94 73 48

AVSF au SPACE 2012

2012-09-04

AVSF - Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières – vous invite au Salon international de l’élevage – le SPACE de Rennes, du 13 au 16 septembre 2012, parce que l’élevage est une ressource essentielle pour nourrir la planète.

Défendre l’agriculture paysanne et le petit élevage
AVSF et sa délégation régionale en Bretagne seront présents sur le SPACE de Rennes, du 13 au 16 septembre 2012, pour vous présenter ses projets et les raisons pour lesquelles l’association défend l’agriculture paysanne et le petit élevage. Une expérience de 35 ans auprès des populations paysannes des pays en développement lui permet de témoigner de leur situation, des difficultés auxquelles elles sont confrontées mais aussi des avancées
concrètes dans ce domaine.
René Bleuzen, ancien éleveur en Bretagne, engagé bénévolement comme délégué régional d’AVSF en Bretagne, vous accueillera et vous renseignera sur les projets de terrain.

L’élevage indispensable à la Terre
Selon les estimations de l’évolution démographique, les besoins en protéines animales de la planète augmenteront de 50 % d’ici à 2050. Dans les zones rurales défavorisées, l'animal d'élevage représente une source irremplaçable d'alimentation. Il est aussi utilisé comme animal de trait, pour son cuir, sa laine, sa fumure, sa viande, son lait. Il représente donc un capital crucial pour les familles paysannes.
Parce que l’élevage est essentiel au quotidien de ces familles rurales, AVSF intervient dans ce domaine, au travers de plusieurs axes :

- le développement de l'élevage et la santé animale, - la valorisation économique des produits de l’élevage et de l’agriculture, - la préservation et la gestion durable des ressources naturelles, - l’adaptation des éleveurs et des paysans aux changements climatiques, - le plaidoyer au Sud et au Nord.

Contact presse
Christophe LEBEL // 01 43 94 73 48

Sécurité alimentaire et agriculture familiale : l’expérience d’AVSF en Afrique

2012-06-04

AVSF vous invite à une table ronde sur l’alimentation et l’agriculture en Afrique, animée par Bruno CRAS, journaliste et chroniqueur sur Europe 1. Elle se tiendra vendredi 22 juin 2012 à 15h à AgroParisTech Engref.

Des expériences de terrain pour lutter contre la faim
Depuis 35 ans, AVSF considère les actions de coopération qu’elle mène comme des expérimentations. Elles permettent de valider sur le terrain les conditions qui permettent aux populations rurales de conquérir leur sécurité alimentaire et de contribuer à l'alimentation des villes. Trois de ces expériences significatives seront
présentées le 22 juin à 15h.
Cette table ronde permettra de croiser différents points de vue de personnalités toutes engagées pour le développement de l'agriculture. Elles réagiront aux expériences présentées par des partenaires et des équipes d'AVSF en Afrique de l'Ouest et à Madagascar. Le programme détaillé est donné ci-dessous.

Des solutions locales pour nourrir l’Afrique
Le continent africain fait face à un défi alimentaire de taille, par la croissance démographique qu'elle connait. L'urbanisation rapide entraîne des besoins accrus d'accès à l'alimentation pour des populations pauvres et à bas revenus de villes moyennes et mégapoles.
Mais ce sont bien des politiques publiques, économiques et de développement rural, à l’échelle des pays qui doivent mettre en place ces conditions afin de nourrir les campagnes, approvisionner les pôles urbains et diminuer l’exode vers les grandes villes. Elles devraient permettre aux paysans et à leur famille de vivre de leur travail et
de leur terre, et limiter ainsi considérablement les importations de blé européen ou américain, ou de riz asiatique.

Contact presse : Christophe LEBEL // 01 43 94 73 48

AVSF vous invite à un happening Vachement chaud !

2012-04-10

Pour dénoncer le réchauffement climatique sur les petits éleveurs, AVSF vous invite pour un happening « Vachement chaud » mardi 17 avril 2012 à 18h place des Terreaux à Lyon. Au programme : une Supervache, une performance d'artiste, une grande fresque en temps réel, du théâtre de rue, ...

Les paysans : premières victimes du changement climatique
Le collectif VSF Europa lance une campagne européenne sur le petit élevage face au réchauffement climatique. Du 15 au 22 avril 2012, de nombreuses manifestations seront organisées un peu partout en Europe : France, Belgique, Italie et République tchèque. En France, le rendez-vous est donné à l’occasion de la journée mondiale
des luttes paysannes le 17 avril à Lyon, place des Terreaux, à 18h.

Ne pas confondre [petits] éleveurs et [gros] pollueurs
Selon le rapport mondial 2011 sur l'élevage de la FAO, 120 millions de personnes dépendent de leur bétail pour assurer leur sécurité alimentaire. A l'opposé d'une agriculture intensive, des centaines de millions de petits producteurs dans le monde luttent contre le réchauffement climatique et en sont de fait les premières victimes.

La principale cause du changement climatique est l'émission de gaz à effet de serre.
Hors, l'activité d’élevage dans son ensemble représente 18 % de ces émissions de gaz. Pourtant, la contribution des petits élevages ne doit pas être confondue avec celle des élevages intensifs, grands consommateurs d’énergie fossiles.
Un réseau européen au service d'une cause mondiale AVSF appartient au collectif VSF Europa qui soutient le petit l'élevage pour faire face au changement climatique, et permet aussi de lutter contre la pauvreté et la malnutrition. VSF Europa lance ce 17 avril le coup d'envoi d'une campagne internationale qui se prolongera jusqu'en 2013.
Pour suivre cette campagne : www.smallscalefarming.org

Contact presse : Katia Roesch // 06 44 09 12 49

AVSF alerte sur la gravité de la crise alimentaire au Mali

2012-04-04

La situation politique actuelle au Mali entraine un risque important de pénurie alimentaire et d’exode pour plus de 200 000 personnes. Présent de ce pays depuis 1984 pour accompagner les familles rurales les plus vulnérables, AVSF a suspendu toutes ses actions dans le nord du Mali en espérant une reprise rapide de ses activités. AVSF maintient pour l’instant ses actions dans le sud du pays.

Une crise alimentaire et un exode massif
En raison de la situation actuelle, la crise alimentaire qui se profilait au Mali depuis plusieurs mois voit sa gravité et son ampleur s’accélérer. « Le récent blocus des frontières par la Cédéao entraine des difficultés  d’acheminement des aliments et donc une très forte augmentation de leurs prix. Ce phénomène frappe de plein
fouet les populations locales les plus vulnérables » souligne Jean-Jacques Boutrou, Directeur général d’AVSF.
A cette crise alimentaire s’ajoute un exode de 200 000 personnes qui fuient les combats armés dans la région. Ce chiffre pourrait augmenter dans les prochains jours en fonction de l’évolution du conflit.

AVSF solidaire du peuple malien
AVSF reste solidaire du peuple malien et met tout en oeuvre pour assurer la sécurité de son personnel. Un retrait du personnel étranger des zones rurales du nord Mali a déjà été effectué. Le responsable d’AVSF au Mali est présent aux côtés de son équipe pour coordonner avec ses partenaires l’aide à la population locale.
AVSF maintient un contact permanent avec son responsable au Mali en respect de son plan de sécurité. A ce jour, il n’a pas été décidé de son évacuation ; cependant AVSF n’exclue pas cette mesure.

Contact presse : Christophe Lebel // 01 43 94 73 48

L’eau, une ressource vitale pour la sécurité alimentaire des petits paysans du Sud

2012-03-12

Agronomes et Vétérinaires sans Frontières participe aux fora de l’eau du 12 au 17 mars 2012 à Marseille.
L’ONG, qui agit dans les pays du Sud depuis près de 35 ans, y défend l’accès le droit des petits paysans à
accéder à l’eau, ressource indispensable pour assurer leur sécurité alimentaire.

Trouver des alternatives aux solutions standardisées pour les plus vulnérables
Le 6e Forum Mondial de l’Eau accueillera 25 000 participants venus de 180 pays pour partager leurs
expériences et trouver des solutions aux défis liés à l’accès et à la gestion de l’eau. Pour proposer d’autres
alternatives concrètes, la société civile organise le Forum Alternatif Mondial de l’Eau, du 14 au 17 mars à
Marseille.
AVSF en alliance avec plusieurs associations regroupées au sein de Coordination SUD demande aux Etats,
aux instances et financeurs internationaux de mettre de côté les solutions toutes faites. « L’eau est vitale
pour les petits paysans du Sud, rappelle Frédéric Apollin, Directeur des programmes d’AVSF. Sans Eau,
pas d’agriculture. » Il faut donc mettre au point des appuis qui soient adaptés aux contextes des pays du Sud
en suivant trois priorités :

protéger les droits d’accès et d’usage à l’eau pour produire, face à la montée desappropriations à grande échelle de terres et des ressources en eau, investir intelligemment dans l’eau agricole pour les agricultures paysannes par la promotion de techniques simples, d'infrastructures adaptées aux conditions de gestion locale et par le renforcement des compétences des associations d'usagers de l'eau, favoriser la gestion concertée et démocratique de l’eau par la promotion d’instances de dialogue pour une répartition équitable de l’eau entre les usagers, les secteurs d’activité, les villes et les campagnes, et qui assurent une réelle participation paysanne.

Une expérience innovante et concluante sur l’eau en Equateur
L’Equateur vit un terrible paradoxe : ses ressources en eau sont abondantes et pourtant une majorité de la
population ne dispose pas d’un accès à l’eau pour produire. Sans cette précieuse ressource, les populations les
plus vulnérables ne peuvent pas cultiver la terre et se nourrir à leur faim. Depuis 25 ans, AVSF lutte aux
côtés des petits paysans pour ce droit à l’eau.
Pour témoigner de cette longue expérience de collaboration avec AVSF et de ses résultats positifs, AVSF fait
participer à ces forums Hugo Vinueza, Secrétaire général du syndicat des usagers de l'eau de Chimborazo en
Equateur, Interjuntas, qui représente plus de 30 000 familles, participera aux deux fora.

Contact presse présent aux forums de Marseille du 13 au 17 mars :
Frédéric Apollin, directeur des programmes d’AVSF : 06 72 11 31 48 – f.apollin@avsf.org
Des interviews d’Hugo Vinueza sont possibles sur place (traducteur prévu)