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Agroécologie


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Atelier : durabilité et résilience de l’agriculture familiale dans la région des Savanes

2018-06-08

6 au 7 juin 2018 à l’hôtel Marguo City (Adidogomé – Lomé)

Communiqué de presse

Les 06 et 07 juin 2018 se tient à Lomé l’atelier « Accompagner la transition agro-écologique en zone de savanes ouest-africaine : Quelles conditions pour le développement de l’agroécologie à l’échelle de larges territoires ? » organisé par l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF).

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Durabilité et résilience de l’agriculture familiale dans la région des Savanes » mis en œuvre par AVSF en partenariat avec l’ONG Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto-développement (RAFIA). Ce projet a été mis en œuvre dans six cantons de la région des Savanes de juillet 2014 à juin 2018 avec un financement par le Fond Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). L’objectif global du projet est de lutter contre la dégradation des terres par le développement d’une agriculture durable, d’un point de vue environnemental, économique et social. L’Union Régionale des Organisations de Producteurs de Céréales des Savanes (UROPC-S) est le partenaire principal et bénéficiaire du projet. L’institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) et l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) ont également été fortement impliqués dans le projet.

Le présent atelier d’échange au niveau sous régional vise en particulier à établir un dialogue et un plaidoyer autour de l’agroécologie, avec la participation d’organisations paysannes, d’institut de conseil agricole, des représentants des ministères de l’agriculture et de l’environnement et le secteur de la recherche, originaires du Togo et des pays ouest-africains représentés (Mali, Burkina Faso, Bénin). L’objectif général de l’atelier est ainsi de présenter les premiers résultats et les performances des pratiques agroécologiques en zone de savanes et de sensibiliser les services publics et décideurs politiques sur les leviers possibles et les conditions de développement pour favoriser un changement d’échelle dans l’intégration de pratiques agroécologiques en Afrique de l'Ouest. Le public présent est constitué de représentants des ministères de l’agriculture et de l’environnement, des représentants de la CEDAO-ARAA, de bailleurs de fonds, du secteur de la recherche ainsi que des organisations paysannes, des ONGs et instituts de conseil agricole.

Deux séquences comprenant des présentations des participants et des débats se succèdent pendant les deux journées de l’atelier. La première séquence porte sur les pratiques agroécologiques développées, les résultats et effets obtenus dans le cadre du projet « Durabilité et résilience de l’agriculture familiale dans la région des Savanes au Togo » et d’autres initiatives dans des zones agro-climatiques similaires d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Bénin, Mali). La deuxième séquence approfondit les perspectives d’action pour créer des conditions socio-économiques et des politiques publiques favorables au changement d’échelle dans la transition agroécologique.

Cet atelier se positionne au service de la promotion et du développement de l’agroécologie : les exemples concrets et les nombreux échanges montrent que la transition agroécologique est possible et viable économiquement, mais nécessite une implication politique forte et l’engagement des acteurs de tous horizons (organisations de producteurs, conseil agricole, recherche, ONGs, et acteurs économiques locaux).

La coopération française soutient la première filière de cachemire durable en Mongolie

2015-02-05

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), le ministère de l’Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF) et l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) s’unissent pour mettre en œuvre le projet : " Lier l'amélioration des pratiques d'élevage nomade à la production d'un cachemire durable dans le désert de Gobi, en Mongolie", avec le soutien financier du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).

Du cachemire durable pour protéger un environnement dégradé
Dans la région de Bayankhongor, aux frontières du désert de Gobi, l’augmentation des troupeaux et le surpâturage conduisent progressivement à la dégradation d'un environnement riche et fragile. L'objectif principal du projet est de lutter contre cette dégradation en développant la première filière de cachemire durable grâce à l'amélioration des capacités des éleveurs à mieux gérer les ressources pastorales et à l'aménagement de points d’eau pour une meilleure répartition des troupeaux.

Un projet qui concilie préservation de l’environnement et développement
Cette initiative cofinancée par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) à hauteur de 1 200 000 €  sera mise en œuvre par l'association de solidarité internationale Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) en partenariat avec des coopératives d’éleveurs mongoles de chèvres.

« Autrefois produit de luxe, le cachemire est aujourd’hui à la portée de toutes les bourses. Sa démocratisation ne va pas sans causer de dégâts dans les zones d’Asie où il est produit et où des siècles d’histoire et d’héritage sont aujourd’hui menacés par l'engouement pour cette fibre ultra fine. Mais il est encore temps de réagir en soutenant le développement d'une filière de cachemire durable » explique Frédéric APOLLIN, directeur d’AVSF.

Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, souligne que « ce projet contribue de par son caractère exemplaire à diffuser l'agro-écologie car il permettra de concilier performance économique, sociale et environnementale au profit du développement des populations locales. Ce projet prolonge les coopérations déjà importantes entre la France et la Mongolie sur les questions d’élevage et de sécurité alimentaire».

Annick GIRARDIN, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, se félicite de « la mise en place d’un projet innovant qui contribue au développement économique et social des territoires ruraux en Mongolie et à la conservation de leur capital naturel ».

Cette action de coopération d’un montant total de 3 600 000 € illustre parfaitement les priorités de la France  dans les pays partenaires et son soutien à l’agriculture familiale à travers l’aide publique française.

Plus d’informations sur ce projet

Contacts presse :

FFEM : Valérie FAKIR / fakirv@afd.fr / 01 53 44 39 41 MAEDI : Michel PRE / michel.pre@diplomatie.gouv.fr / 01 43 17 57 36 MAAF :  ministere.presse@agriculture.gouv.fr / 01 49 55 60 11 AVSF : Christophe LEBEL / c.lebel@avsf.org / 01 43 94 73 48

La création d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme au Mali

2014-04-23

Colloque National sur
«La création d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme au Mali »

La “Déclaration de Nouakchott”, adoptée par les chefs d’Etats et de gouvernements des six pays sahélo-sahariens (Burkina Faso, Mali Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad) dont le Mali et, issue du forum de haut niveau sur le pastoralisme, qui s’est tenu en octobre 2013 a fixé pour objectif de «sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans les six pays sahéliens au cours des cinq prochaines années, en vue d’augmenter significativement les revenus des pasteurs dans un horizon de 5 à 10 ans».


Répondant à cet appel, les organisations de la société civile pastorale du Mali, sous le patronage du Ministère du Développement Rural et, avec le soutien des partenaires techniques et financiers, ont organisé un colloque national sur le pastoralisme du 16 au 17 Avril 2014, à Bamako.
Une centaine de participants représentants des pasteurs, le secteur privé, l’administration et les services techniques, les collectivités, la recherche et les partenaires techniques et financiers, venus de toutes les régions du pays y ont pris part. Ensemble, ils ont contribué à évaluer les acquis et réalisations mais aussi, à identifier les enjeux qui subsistent pour atteindre les ambitions contenues dans la Déclaration de Nouakchott.


Ils ont ainsi rappelé l’importance du pastoralisme pour le Mali et ses potentialités à travers : (i) son cheptel, (ii) ses ressources naturelles, (iii) son savoir-faire ancestral. Autant d’atouts qui font qu’aujourd’hui le pastoralisme est un levier de croissance et de développement économique pour les territoires qu’il anime et structure ; un puissant instrument de lutte contre la pauvreté ; un facteur de sécurité alimentaire et nutritionnelle ; et le socle de la stabilité et de la paix.


Cependant, les participants ont tenu à souligner que les populations pastorales ont été durement éprouvées par la récente crise de sécurité et, structurellement par, la récurrence des évènements climatiques extrêmes qui érodent leurs moyens d’existence et, fragilisent donc leurs capacités d’adaptation face aux chocs. Cette année encore ces menaces subsistent avec acuité.
En effet, malgré l’apport considérable du secteur, les populations pastorales ont faiblement bénéficié des politiques nationales et régionales de développement, alors que leurs besoins en infrastructures, en services de production (appui conseil, services vétérinaires, crédit, intrants zootechniques), en services de base (santé, éducation, eau potable) et en sécurité sont très loin d’être couverts. De plus, les politiques publiques, y compris celles de la décentralisation, ont rarement pris en compte les spécificités de ces populations, de sorte que leur inclusion politique demeure en grande partie à réaliser.

Or, dans un contexte de croissance démographique et urbaine, la demande forte en produits d’origine animale constitue une opportunité économique et offre un cadre favorable à la concrétisation de l’objectif de Nouakchott. Cependant, compte tenu de la compétition croissante autour des ressources naturelles, il est nécessaire d’oeuvrer à l’amélioration de la compétitivité des filières, au renforcement des services de production et au renforcement de la sécurité des biens, droits et moyens d’existence des peuples pasteurs, à l’accès aux services de base et à leur inclusion politique. Pour se faire les participants recommandent d’articuler un plan d’action prioritaire autour des axes d’intervention suivants :

Définir une nouvelle Politique Nationale d’Elevage, accompagner sa mise en oeuvre par la définition des stratégies adaptées pour le pastoralisme dans le cadre de la PDA / PNISA ; Assurer l’application effective des textes législatifs et réglementaires essentiels au pastoralisme, leur diffusion et, procéder à une relecture prioritaire de ceux liés à la commercialisation du bétail (y accords bilatéraux), à la sécurisation de l’espace et des autres ressources pastorales et, poursuivre l’actualisation de la législation vétérinaire ; Garantir la prise en compte de dispositions pour l’accès et l’utilisation communautaire des ressources pastorales dans la nouvelle politique foncière Agricole et, s’engager pour sécuriser la mobilité par l’identification et l’immatriculation des espaces pastoraux ; Adapter l’accès aux services sociaux de base de santé et d’éducation à la mobilité des communautés pastorales ;

1. Le renforcement des services à la production :

Assurer la couverture sanitaire dans les zones pastorales à travers la mise en place de mesures incitatives pour l'installation et la mobilité des vétérinaires ; Assurer la disponibilité des intrants vétérinaires de qualité sur l’ensemble du territoire ; Faire l'état des lieux de l’hydraulique pastorale pour améliorer le maillage en points d'eau ; Opérationnaliser et rendre accessible le Fonds National d’Appui à l’Agriculture pour le secteur de l’élevage ; Créer des fonds de garantie et d'assurance aux pasteurs auprès des institutions financières ;

2. L’amélioration de la compétitivité des filières :

Soutenir la mise en place d’une interprofession ; Garantir sur le marché, comme espace public, l’accès de toutes les parties à l’information pour faire respecter la concurrence et l’équité dans les transactions avec l’implication effective des pasteurs dans la gestion des marchés ; Rapprocher les équipements productifs (parc de vaccination, marché à bétail, aire d’abattage, points d’eau pastoraux) des zones de production pour accroître le volume des transactions sur le territoire national ;

3. La sécurité des biens, droits et moyens d’existence des peuples pasteurs, à l’accès aux services de base et à leur inclusion politique :

Mettre en place une base de données SAP exploitable par tous les acteurs gérée par la commission communale SAP avec l'appui des services techniques et la participation effective des pasteurs; Promouvoir des schémas et des plans d’aménagement communaux dans le cadre d'une vision régionale avec la mise en place des conventions locales ; Fait à Bamako le 17 Avril 2014

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières mis à l’honneur à l’UNESCO

2014-03-04

L’association de solidarité internationale « Agronomes et Vétérinaires sans Frontières » est mise à l’honneur par l’UNESCO le jeudi 6 mars 2014 auprès de 1 000 jeunes lors d’une grande journée. Le projet sélectionné lutte pour le droit d’un accès à l’eau pour tous en Equateur.

Jeudi 6 mars 2014, l’UNESCO accueille 1 000 jeunes d’horizons variés pour découvrir 10 projets sur l’éducation, le sport et la diversité culturelle. A ce titre, Agronomes et Vétérinaires sans Frontières  et son partenaire équatorien CESA ont été sélectionnés parmi des centaines de projets sur la promotion des droits de l’Homme. Le projet retenu montre l’efficacité de la lutte pour l’accès à l’eau pour tous.

En Equateur : une eau abondante mais très mal répartie
Situation paradoxale : riche en eau, l'Equateur souffre pourtant d'une distribution inégale de la ressource et de fortes tensions pour le partage de son accès et de son usage. Depuis 2007, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières  et son partenaire équatorien CESA luttent contre l’appropriation par les plus puissants de cette ressource indispensable aux populations paysannes indiennes de ce pays.

« Aujourd’hui dans la région de Licto en Equateur, la gestion sociale et équitable de l’eau est bien mieux acceptée par ses différents utilisateurs. Tout le monde a compris l’intérêt d’une eau partagée pour assurer  l’alimentation de tous, paysans comme citadins. Le droit à l’eau pour tous est même entré dans la constitution nationale ! » témoigne Marlène BARBA coordinatrice du projet.

L’eau, une denrée vitale et fragile au niveau mondial
Avec seulement 2,8 % d’eau douce disponible sur Terre et à l’aube de la journée mondiale de l’eau le 22 mars prochain, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières constate tristement que l’eau constitue toujours un combat quotidien pour de nombreuses populations dans le monde. Croissance démographique, changements climatiques, agriculture industrielle, etc. sont autant de pressions sur cette ressource fragile et vitale qu’il convient de protéger et répartir équitablement.

Découvrez une vidéo du projet / l’émission « Sur les Docks » de France Culture sur ce projet / le témoignage d'un expert AVSF et la fiche projet

Contact presse : Christophe LEBEL / c.lebel@avsf.org / 01 43 94 73 48

Interview possible de responsable du projet le 6 mars 2014 à l’UNESCO

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières est une association de solidarité internationale qui agit pour soutenir l'agriculture paysanne :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. AVSf mène 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). AVSF est composé d'une équipe de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.

Sans droit à l’eau agricole des paysans du Sud, il n'y aura pas de sécurité alimentaire !

2013-03-22

Les paysans du Sud dépendent de l’eau pour produire des aliments et assurer la survie des populations. Face au chiffre alarmant de 950 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, Coordination SUD défend le droit à l’eau pour l’agriculture dans les pays du Sud, solution clé au défi de la sécurité alimentaire.

Si l’on veut produire les aliments nécessaires pour nourrir les populations au cours des prochaines décennies, trois conditions sont indispensables : soutenir l’accès à l’eau des paysans pour développer l’agriculture irriguée et l’abreuvement du bétail, renforcer la pêche artisanale et améliorer les pratiques de gestion de l’eau en agriculture pluviale. En Afrique subsaharienne, doubler les surfaces irriguées permettrait d’augmenter l’offre alimentaire mondiale de 5 à 11% d’ici 2050. Cela doit se faire avant tout via les agricultures familiales. Mais sur le terrain, « la compétition pour l'accès à l'eau agricole est de plus en plus forte. De grandes unités de production accaparent de vastes étendues de terres en y développant des systèmes modernes d'irrigation, aux dépens d'une production paysanne qui produit beaucoup plus de valeur ajoutée par hectare lorsqu'elle a accès à l'eau », comme le constate Michel Merlet d'Agter.

Non, tous les paysans du monde ne gaspillent pas l’eau ! « Le modèle agricole dominant, intensif et productiviste est pollueur et gros consommateur en eau, explique Frédéric Apollin d’AVSF, alors que les agricultures paysannes possèdent des savoir-faire traditionnels pour gérer de manière durable, économiser et protéger la ressource sur le long terme. » L’eau reste aujourd’hui une ressource vitale pour tous les paysans du Sud, premières victimes des conséquences du réchauffement climatique.

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2013, Coordination SUD défend le droit d'accès à l’eau des paysans du Sud pour développer l’agriculture irriguée ou l’abreuvement du bétail, et répondre au défi de la sécurité alimentaire.

« Les paysans produisent déjà plus de la moitié de l’alimentation mondiale, il serait possible de faire mieux avec des moyens raisonnables ! », constate Céline Allaverdian du Gret. Cela passe par des programmes d’appui moins coûteux basés sur les savoir-faire traditionnels de gestion de l'eau pour améliorer la productivité des paysans et assurer un usage économe et efficient de l'eau. Doubler leur production permettrait de nourrir la population mondiale, atténuerait les dégâts environnementaux et enrayerait l’exode rural.

Pour rendre accessible au plus grand nombre sa contribution aux débats sur la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire, Agter, AVSF, le CCFD-Terre solidaire et le Gret, membres de Coordination SUD publient des versions anglaise et espagnole de leur rapport « Pour une justice sociale de l’eau : garantir l’accès à l’eau aux agricultures familiales du Sud », paru en 2012 à l’occasion du Forum mondial de l’eau de Marseille.

En 2013, Coordination SUD contribuera aux débats internationaux sur l'eau pour défendre et montrer l’efficacité économique de l'accès et l'usage de l'eau par des paysans, en préparation de l'année internationale des agricultures familiales en 2014.

Contact presse
Christophe LEBEL, 01 43 94 73 48

L’eau, une ressource vitale pour la sécurité alimentaire des petits paysans du Sud

2012-03-12

Agronomes et Vétérinaires sans Frontières participe aux fora de l’eau du 12 au 17 mars 2012 à Marseille.
L’ONG, qui agit dans les pays du Sud depuis près de 35 ans, y défend l’accès le droit des petits paysans à
accéder à l’eau, ressource indispensable pour assurer leur sécurité alimentaire.

Trouver des alternatives aux solutions standardisées pour les plus vulnérables
Le 6e Forum Mondial de l’Eau accueillera 25 000 participants venus de 180 pays pour partager leurs
expériences et trouver des solutions aux défis liés à l’accès et à la gestion de l’eau. Pour proposer d’autres
alternatives concrètes, la société civile organise le Forum Alternatif Mondial de l’Eau, du 14 au 17 mars à
Marseille.
AVSF en alliance avec plusieurs associations regroupées au sein de Coordination SUD demande aux Etats,
aux instances et financeurs internationaux de mettre de côté les solutions toutes faites. « L’eau est vitale
pour les petits paysans du Sud, rappelle Frédéric Apollin, Directeur des programmes d’AVSF. Sans Eau,
pas d’agriculture. » Il faut donc mettre au point des appuis qui soient adaptés aux contextes des pays du Sud
en suivant trois priorités :

protéger les droits d’accès et d’usage à l’eau pour produire, face à la montée desappropriations à grande échelle de terres et des ressources en eau, investir intelligemment dans l’eau agricole pour les agricultures paysannes par la promotion de techniques simples, d'infrastructures adaptées aux conditions de gestion locale et par le renforcement des compétences des associations d'usagers de l'eau, favoriser la gestion concertée et démocratique de l’eau par la promotion d’instances de dialogue pour une répartition équitable de l’eau entre les usagers, les secteurs d’activité, les villes et les campagnes, et qui assurent une réelle participation paysanne.

Une expérience innovante et concluante sur l’eau en Equateur
L’Equateur vit un terrible paradoxe : ses ressources en eau sont abondantes et pourtant une majorité de la
population ne dispose pas d’un accès à l’eau pour produire. Sans cette précieuse ressource, les populations les
plus vulnérables ne peuvent pas cultiver la terre et se nourrir à leur faim. Depuis 25 ans, AVSF lutte aux
côtés des petits paysans pour ce droit à l’eau.
Pour témoigner de cette longue expérience de collaboration avec AVSF et de ses résultats positifs, AVSF fait
participer à ces forums Hugo Vinueza, Secrétaire général du syndicat des usagers de l'eau de Chimborazo en
Equateur, Interjuntas, qui représente plus de 30 000 familles, participera aux deux fora.

Contact presse présent aux forums de Marseille du 13 au 17 mars :
Frédéric Apollin, directeur des programmes d’AVSF : 06 72 11 31 48 – f.apollin@avsf.org
Des interviews d’Hugo Vinueza sont possibles sur place (traducteur prévu)