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Publications concernant «Développement local»

Un appui renouvelé du CG92 à AVSF et aux petits producteurs de cacao d'Haïti

2013-12-08

Un cacao paysan déjà reconnu au niveau international
Du 25 au 29 novembre 2013, AVSF et la FECCANO ont accueilli en Haïti des Vice-Présidents et Conseillers Généraux du département des Hauts-de-Seine, venus suivre le projet d'appui à la Fédération des producteurs de cacao du Nord d'Haïti (FECCANO) initié en 2007. La mission était conduite par Christian Dupuy, vice-président du Conseil général en charge de la Culture et des Animations culturelles, maire de Suresnes et président du Groupe pays Haïti à Cités-Unies France. Il était accompagné de Georges Siffredi, vice-président du Conseil général en charge de la politique de la ville, et de Jean-André Lasserre, conseiller général. AVSF était représenté par Frédéric Apollin, Directeur général et David Millet, Coordinateur national en Haïti.

Visionnez le reportage video produit par le Conseil Général sur cette visite

Regroupant 6 coopératives du Nord d'Haïti et plus de 2000 producteurs paysans, la FECCANO a obtenu grâce à AVSF, les certifications biologique et équitable et maîtrise maintenant la technique de la fermentation du cacao. C'est ce qui lui permet d'exporter aujourd'hui près de 100 tonnes d'un cacao de qualité sur le marché français et européen avec le soutien déterminé de la SCOP Ethiquable, partenaire d'AVSF, et de chocolatiers des Hauts-de-Seine, en particulier Christophe Bertrand (Chocolaterie "A la Reine Astrid"). La production et commercialisation de ce cacao reconnu de qualité et très typé, ont valu à Haïti et la FECCANO d'être présents au prestigieux Salon International du Chocolat de Paris en novembre dernier et de voir son cacao sélectionné pour les International cocoa awards.

Soutenir l'économie des familles et du pays et protéger l'environnement
Au cours de cette mission, les élus altoséquanais et le Directeur général d'AVSF ont pu rencontrer longuement le Ministre Haïtien de l'Agriculture, Jacques Thomas, puis les coopératives, leurs membres, les dirigeants de la FECCANO, enfin Guito Gilot, Gérant de la Fédération. Tous ont souligné l'importance stratégique de la filière cacao en Haïti pour la sécurité alimentaire des familles paysannes productrices, la protection d'un environnement boisé et la relance économique des territoires ruraux et du pays.

A cette occasion, une nouvelle convention de financement a été signée entre le Conseil Général des Hauts-de-Seine et AVSF dans le cadre de la coopération décentralisée du département, pour une 4e phase de soutien à une action innovante et prometteuse.

Découvrez le projet d'appui aux petits producteurs de cacao d'Haïti

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, les chiffres clés :

AVSF soutient 140 000 familles, soit près de 700 000 personnes. 75 projets de développement dans 20 pays (Afrique, Asie, Amérique Centrale et du Sud, Caraïbes). Une équipe de plus de 300 salariés, dont 85 % issus des pays où sont menés les projets de développement.


Contact Presse : Christophe LEBEL 01 43 94 72 17

Non, Monsieur le Président, le développement n’est pas qu’économique !

2013-03-01

François Hollande a clôturé ce jour les Assises du développement et de la solidarité internationale, après quatre mois de concertation de l’ensemble des acteurs du développement. Bilan : une méthode en net progrès avec l’annonce d’une loi de programmation et de la création d’un espace de concertation permanent entre Etat et société civile, mais une approche démesurément centrée sur l’économie et des annonces loin d’être à la hauteur de l’ampleur d’un processus qui a rassemblé 600 participants et 12 ministères !

Une loi de programmation qui devra réveiller le comité interministériel (CICID)
Les ONG du Groupe initiatives se félicitent de la décision d’inscrire les orientations de la future politique française de développement dans une loi de programmation, qui sera débattue au Parlement à l’automne et votée début 2014. Sa préparation, confiée au CICID, une structure interministérielle de type administrative endormie depuis quatre ans, peut poser question. Toutefois, la création du Conseil national de développement et de la solidarité internationale, espace de concertation permanent entre l’Etat et la société civile, devra permettre de s’assurer que cette promesse aboutit et favorise les intérêts des populations du Sud. La concomitance des débats autour de cette loi et de la loi de finances pour 2014 devra garantir les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre, François Hollande n’ayant aujourd’hui, que répété des engagements déjà pris, ou conditionné l’augmentation de l’aide publique au développement à la reprise de la croissance.

On a perdu le volet social du développement durable !
On aurait pu s’attendre à ce que les objectifs de la future politique française de développement déclinent les trois volets du développement durable : économique, social et environnemental. Et pourtant, François Hollande a troqué le volet social contre la sécurité. Qu’en est-il du développement social ? De la lutte contre les inégalités ? Des droits humains (accès à l’eau, santé, Droits de l’homme, etc.) ? Le développement est aussi économique, s’il est un levier de changement social : promotion des agricultures familiales, création et soutien de petites entreprises, économie sociale et solidaire, etc. Ce volet doit être pris en compte dans la future loi de programmation.

« Partager et inventer » : une belle formule…sans mesures attachées !
« Partager et inventer » : tels sont les deux piliers présentés par le ministre du Développement Pascal Canfin dans son discours d’ouverture. La formule est séduisante et répond a priori au besoin de favoriser l’innovation pour le développement. Et pourtant, on n’en retrouve aucune déclinaison dans le discours de François Hollande : rien sur la recherche, rien sur des financements de coûts de structures des ONG, rien sur les conditions d'une nouvelle collaboration entre Etat, ONG et entreprises, le lien n’ayant été abordé qu’en termes de « fonds privés mobilisables » par les ONG !

Collectif membre de Coordination SUD créé en 1993, le Groupe Initiatives est un collectif de dix associations professionnelles de solidarité internationale et d’appui au développement, réunies afin d’unir et partager leurs expériences et leurs savoir-faire : Apdra-, AVSF, Ciedel, Essor, Geres, GRDR, Gret, HSF, ID, Iram.
Le Groupe initiatives attend beaucoup de la poursuite du dialogue ces prochains mois au sein du Conseil national de développement et de la solidarité internationale, et en préparation des débats autour de la loi de programmation, pour que le processus des Assises n’accouche pas d’une souris, mais de mesures à la hauteur de ses ambitions !

Contact presse
Christophe LEBEL, 01 43 94 73 48

10 ONG demandent l’encadrement de la contribution des entreprises au développement

2013-02-20

Les Assises, organisées par le Gouvernement, réunissent l’ensemble des acteurs du développement pour débattre des orientations de la politique française. Parmi eux : les entreprises. A travers la Responsabilité sociale et environnementale (RSE), le social business, le Bottom of the Pyramid (Bop) ou
l'économie sociale et solidaire (ESS), divers acteurs économiques contribuent au développement. Pour les 10 ONG de développement du Groupe initiatives, c’est une bonne nouvelle… mais pas n’importe comment.

Pour les ONG du Groupe initiatives, les entreprises sont des acteurs de la mondialisation, et contribuent au développement. Les nouveaux modèles de social business et d’ESS, garants d’une certaine «biodiversité économique», permettent d'envisager des modèles de développement inclusifs et durables. Une mutation s’opère. De nouvelles exigences pèsent en matière de RSE sur les entreprises (normes internationales, Grenelle II), de nouveaux partenariats s’organisent, des innovations sont en oeuvre. Il manque pourtant une réflexion stratégique sur les possibles alliances entre aide au développement et entreprises.

A dix jours de la clôture du processus des Assises par le président de la République, le Groupe initiatives demande à Pascal Canfin, ministre du Développement, et à Benoit Hamon, ministre de l’ESS et de la Consommation, de porter dans les conclusions des Assises les conditions d'une nouvelle collaboration entre pouvoirs publics, entreprises et associations pour des opérations de développement inclusif et durable. Cela passe par :

L’élaboration d'une charte par les différentes parties prenantes, listant les critères de qualité pour les opérations menées dans le cadre de cette collaboration. La reconnaissance d'une obligation de respect des critères RSE et des Droits humains dans toute démarche d'entreprise dans le champ du développement Des conditions contractuelles et des soutiens publics structurels pour financer et pérenniser les associations de solidarité, parties prenantes de ces opérations. La possibilité d’opérer des mixages financiers d’opérations en particulier pour financer l’incubation de projets de business social, quasi inexistant en France. La fiscalité comme élément d’une politique publique en faveur du « droit des affaires » et de l’accès des populations aux services essentiels : incompatibilité entre soutenir la création « d’entreprises sociales » et échapper à l’impôt par les pratiques d’optimisation fiscale, mobilisation des politiques fiscales des Etats partenaires pour l’ESS, incitation fiscale des entreprises qui investissent dans ces opérations et régime fiscal favorable aux entreprises sociales.


Collectif membre de Coordination SUD créé en 1993, le Groupe Initiatives est un collectif de dix associations professionnelles de solidarité internationale et d’appui au développement, réunies afin d’unir et partager leurs expériences et leurs savoir-faire : Apdra-, AVSF, Ciedel, Essor, Geres, GRDR, Gret, HSF, ID, Iram. Lire l’ensemble des positions du Groupe Initiatives pour les Assises.

Contact presse
Christophe LEBEL, 01 43 94 73 48

Sécurité alimentaire et agriculture familiale : l’expérience d’AVSF en Afrique

2012-06-04

AVSF vous invite à une table ronde sur l’alimentation et l’agriculture en Afrique, animée par Bruno CRAS, journaliste et chroniqueur sur Europe 1. Elle se tiendra vendredi 22 juin 2012 à 15h à AgroParisTech Engref.

Des expériences de terrain pour lutter contre la faim
Depuis 35 ans, AVSF considère les actions de coopération qu’elle mène comme des expérimentations. Elles permettent de valider sur le terrain les conditions qui permettent aux populations rurales de conquérir leur sécurité alimentaire et de contribuer à l'alimentation des villes. Trois de ces expériences significatives seront
présentées le 22 juin à 15h.
Cette table ronde permettra de croiser différents points de vue de personnalités toutes engagées pour le développement de l'agriculture. Elles réagiront aux expériences présentées par des partenaires et des équipes d'AVSF en Afrique de l'Ouest et à Madagascar. Le programme détaillé est donné ci-dessous.

Des solutions locales pour nourrir l’Afrique
Le continent africain fait face à un défi alimentaire de taille, par la croissance démographique qu'elle connait. L'urbanisation rapide entraîne des besoins accrus d'accès à l'alimentation pour des populations pauvres et à bas revenus de villes moyennes et mégapoles.
Mais ce sont bien des politiques publiques, économiques et de développement rural, à l’échelle des pays qui doivent mettre en place ces conditions afin de nourrir les campagnes, approvisionner les pôles urbains et diminuer l’exode vers les grandes villes. Elles devraient permettre aux paysans et à leur famille de vivre de leur travail et
de leur terre, et limiter ainsi considérablement les importations de blé européen ou américain, ou de riz asiatique.

Contact presse : Christophe LEBEL // 01 43 94 73 48

AVSF alerte sur la gravité de la crise alimentaire au Mali

2012-04-04

La situation politique actuelle au Mali entraine un risque important de pénurie alimentaire et d’exode pour plus de 200 000 personnes. Présent de ce pays depuis 1984 pour accompagner les familles rurales les plus vulnérables, AVSF a suspendu toutes ses actions dans le nord du Mali en espérant une reprise rapide de ses activités. AVSF maintient pour l’instant ses actions dans le sud du pays.

Une crise alimentaire et un exode massif
En raison de la situation actuelle, la crise alimentaire qui se profilait au Mali depuis plusieurs mois voit sa gravité et son ampleur s’accélérer. « Le récent blocus des frontières par la Cédéao entraine des difficultés  d’acheminement des aliments et donc une très forte augmentation de leurs prix. Ce phénomène frappe de plein
fouet les populations locales les plus vulnérables » souligne Jean-Jacques Boutrou, Directeur général d’AVSF.
A cette crise alimentaire s’ajoute un exode de 200 000 personnes qui fuient les combats armés dans la région. Ce chiffre pourrait augmenter dans les prochains jours en fonction de l’évolution du conflit.

AVSF solidaire du peuple malien
AVSF reste solidaire du peuple malien et met tout en oeuvre pour assurer la sécurité de son personnel. Un retrait du personnel étranger des zones rurales du nord Mali a déjà été effectué. Le responsable d’AVSF au Mali est présent aux côtés de son équipe pour coordonner avec ses partenaires l’aide à la population locale.
AVSF maintient un contact permanent avec son responsable au Mali en respect de son plan de sécurité. A ce jour, il n’a pas été décidé de son évacuation ; cependant AVSF n’exclue pas cette mesure.

Contact presse : Christophe Lebel // 01 43 94 73 48