Gestion financière d’un système irrigué : module pédagogique n°3 pour la bonne gestion des systèmes irrigués en Haïti

Auteur(s) : sous la direction de Bérut Cécile

Année : 2012

Gestion financière d’un système irrigué : module pédagogique n°3 pour la bonne gestion des systèmes irrigués en Haïti

Renforcement des compétences des organisations d’irrigants pour la gestion des systèmes irrigués en Haïti

Modules pédagogiques pour formateurs

Module de formation n°3 : gestion financière d’un système irrigué

Issu d’une collection de cinq guides pédagogiques, ce manuel a été produit dans le cadre du projet ASIrri  (Projet d’Appui aux irrigants et aux Services aux Irrigants), cofinancé par l’Agence Française de Développement et mis en œuvre de 2009 à 2012 par les 3 ONG françaises AVSF, GRET et IRAM. L’objectif de ce projet était d’assurer la gestion de systèmes irrigués dans trois contextes différents (Haïti, Cambodge, Mali) et leur optimisation pour la production agricole par la pérennisation des associations d’irrigants et de dispositifs innovants d’appui et de services.

En Haïti, depuis 2003, dans le département du Sud-Est, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) en partenariat avec la Coordination Régionale des Organisations du Sud-Est (CROSE) et la Fondation Haïtienne de l’Irrigation (FONHADI), appuient la structuration et le renforcement d’une confédération d’associations d’irrigants : la Confédération des Usagers pour le Développement du Sud-Est (CUDES).

Véritable innovation institutionnelle, CUDES rassemble aujourd‘hui 12 associations situées dans toutes les plaines irriguées du département, depuis Anse-à-Pitre jusqu’à Côte-de-Fer. Cette structure reconnue par la Direction Départementale de l’Agriculture du Sud-Est représente près de 5000 irrigants sur une superficie de plus de 3000 hectares. Elle s’est donnée pour objectifs :

1. un meilleur accès à l’eau : application du transfert de gestion, meilleure gestion et entretien des systèmes irrigués, amélioration de la répartition de l’eau

2. la mise en place de services d’appui et conseil technique aux association membres et aux irrigants pour la gestion de l’eau et la production agricole: formations, appui à l’actualisation des listes d’usagers et aux réformes de tours d’eau, formation financière et administrative, mise en place de redevances, renforcement organisationnel et juridique des associations, gestion de conflits, négociation de fonds (publics et coopération internationale) pour la réhabilitation  des réseaux

3. la mise en place de services économiques : fourniture en intrants et outils de production (intrants agricoles, semences de maïs, de haricot, semences maraichères), service de commercialisation groupée (centrale d’achat et de commercialisation de Meyer)

4. une reconnaissance du secteur de l’irrigation au niveau régional mais également national, et la prise en compte de ses contraintes dans les politiques d’aménagements du territoire principalement, en particulier contre une urbanisation agressive des terres irriguées

De 2009 à 2011, le projet ASIrri a ainsi permis de renforcer CUDES pour consolider les services de « gestion de l’eau » déjà rendus aux 12 organisations d’irrigants membres. Il a contribué à consolider la mutualisation des services au sein de CUDES qu’une organisation d’irrigants seule ne peut pas gérer.

Pour parvenir à ce résultat, de nombreuses formations ont ainsi été mises en place et des modules pédagogiques expérimentés pour contribuer au renforcement de CUDES et des associations membres. Plusieurs d’entre eux s’appuient également sur des guides pédagogiques pour cadres et formateurs produits de 2002 à 2004 par le Centre International de Coopération pour le Développement Agricole (CICDA), aujourd’hui devenu Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF) dans le cadre du Consortium « Gestion sociale de l’eau » (IRC-AVSF-GRDR) pour le compte du Ministère haïtien de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural.

Ces modules, aujourd’hui validés, font l’objet de la présente publication. Ils sont destinés à être utilisés par tout formateur du secteur public ou privé en charge d’appuyer des organisations d’irrigants à mieux gérer leur système irrigué, dans le cadre de la politique de l’Etat haïtien de transfert responsable de leur gestion à des organisations d’irrigants légitimes et compétentes.

Certains de ces modules sont destinés à des formateurs de dirigeants d’organisations d’irrigants. D’autres s’adressent à des formateurs de techniciens agricoles et autres cadres. Tous les modules se composent d’un document principal présentant dans un tableau de synthèse, les séquences de formation ainsi qu’un programme pédagogique détaillé, complété par plusieurs documents annexés qui faciliteront le travail du formateur.

Participez au projet en soutenant AVSF

Ces publications pourraient vous intéresser

Retrouvez les dernières publications d'AVSF

Hors collection

2026, 

AVSF

Projets en relation avec les mêmes thèmes

Retrouvez les derniers projets d'AVSF

Elevage et santé animale

Madagascar

Dans un contexte mondial marqué par la reconsidération des pratiques pour atténuer le changement climatique, le projet consiste à explorer les options de circularité dans l’agriculture et principalement dans l’élevage pour développer des solutions durables avec et pour les acteurs locaux. Il vise à réorganiser les pratiques agricoles de manière à optimiser l’utilisation des ressources et à rectifier le modèle linéaire consistant à extraire, utiliser et jeter. Il aboutira sur le développement d’outils pratiques pour accompagner la transition durable des territoires par la circularité.

Après les crises

Madagascar

Dans la continuité du projet MITYMA, le projet HASOAVAGNE (signifiant « survie » et « bien-être » en langue locale) vise à contribuer à l’installation et à l’organisation de la gestion des infrastructures d’eau potable rendues possibles à travers le projet MITYMA ainsi qu’à permettre la création de points d’eau supplémentaires.

Agroécologie

Équateur

Pérou

Renforcer des dispositifs de gouvernance forestière et de contrôle des organisations indigènes (Kichwa, Asháninkas et Machiguengas) sur leur territoire dans le bassin amazonien (province de Napo en Equateur, provinces de La Mar et La Convención au Pérou), pour protéger la biodiversité et contribuer à l’adaptation et à l’atténuation du changement climatique dans ces régions : formations en gestion et en formulation de projets, mise en place de systèmes de surveillance et d’alerte précoce pour protéger les forêts et les rivières, élaboration de politiques locales qui donnent la priorité à la conservation des écosystèmes forestiers.